‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 15 sur 31 · PALAIS ARCHIÉPISCOPAL · texte numérisé non relu

PALAIS ARCHIÉPISCOPAL

Le palais archiépiscopal, construit sur remplacement deTancienne demeure des archevêques démolie pendant la révolution française, fut élevé en 1818, d'après les plans de l'architecte Verstraeten.

Le cardinal Sterckx vint le premier habiter le nouvel édifice en 1832.

Chapelle.

Une grande toile, la glorification de saint RombatU, par Charles Wauters, occupe le rétable de l'autel. L'évêque martyf, entouré de chérubins, est transporté au ciel sur un nuage.

La tombe d'autel est revêtue d'un bas-relief, en bois, représentant la dernière cène, par Pierre J. Tambuyser.

Le même artiste exécuta les figures en bois, placées des deux côtés de l'autel. Du côté de l'évangile se trouve la sainte Vierge portant l'Enfant Jésus sur les bras. Les pieds de la divine Mère reposent sur une nuée, parsemée de têtes enfantines ailées.

Du côté de l'épître se dresse l'image de saint Charles Borromée, appuyée sur un socle pareil au précédent.

Deux niches, pratiquées dans la muraille intérieure, contiennent l'une, la figure en bois de saint Joachim;

Tautre, celle de saint Anne, également en bois.

Ces deux statues, appartenant au XVIIP siècle, sont d'un mérite secondaire ; la première surtout a une pose outrée.

Salons.

Les œuvres d'art sont peu nombreuses dans les appartements de rhôtel archiépiscopal.

Nous y trouvons cependant la glorification du bienheureux François de Roye^ grande toile exécutée par Charles Wauters, en 1867, pour le compte du cardinal Sterckx. Le martyr, revêtu d'une dalmatique, prend son essor vers la demeure éternelle. Des groupes de génies planent dans les airs autour du saint ; les uns portent les armoiries des de Roye, les autres celles des Van Hamme (le défunt cardinal se rattachait par cette famille à celle du martyr), d'autres enfin supportent l'écusson du prélat lui-même. Au fond de l'horizon se dessine la silhouette de la ville de Bruxelles, patrie du bienheureux.

Le portrait de S. S. Pie IX, mi-corps. Toile.

Le portrait en pied du cardinal Thomas Philippe d!AU sace. — Toile.

Le buste de Léopold I, roi des Belges. 1840. Cette œuvre, en marbre blanc, par Guillaume Geefs, a éié offerte par le monarque même au cardinal Sterckx.

Sur raut.el de la chapelle domestique est placée une toile, la Visitation, d'après Rubens.

HUIS CONCORDIA ou PRffiSTERS KELDER.

Cet intéressant édifice fut élevé, eu 1482, par la confrérie de Notre-Dame de Cambrai, dite Concordia, établie à l'église de Saint-Rombaut (v. p. 9). Plus tard il devint la cave franche du chapitre; cette nouvelle destination lui valut le non^ de Pnesters kelder.

Après avoir été transformée dans la suite en habitation particulière, la maison Concordia a été rendue aujourd'hui à sa destination religieuse. Elle sert d'école de catéchisme aux enfants de la paroisse de Saint-Rombaut.

La fabrique de l'église métropolitaine a fait placer ici un tableau, r Ascension de Jésus-Christ, par Joseph Paelinck. 1837. Cette toile, de grande dimension, offerte par le baron Ph. van de Venue, fut érigée d'abord sur l'autel du Saint-Sacrement, ensuite sur l'autel de Sainte- Anne. Elle resta exposée à cette dernière place jusqu'à ce qu'une œuvre de premier mérite, celle d'Antoine Van Dyck, vint la remplacer en 1846.

La composition de ce morceau est froide et guindée ; les tons sont tranchés et criards. Seize personnages trouvent place dans ce sujet : le Sauveur, au centre, prend sou essor vers les cieux ; à droite et à gauche de l'Homme-Dieu figure une groupe de disciples. Dans un coin du tableau sont peintes les armoiries du donateur.

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