‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 19 sur 31 · COUVENT DES SŒURS DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

COUVENT DES SŒURS DE CHARITÉ

Cette commuaauté s'établit à Mâlines, en 1810, dans le local occupé antérieurement par l'école de jeunes filles dite de Notre-Dame-aux-Anges En 1836, les Sœurs se transportèrent dans un établissement plus vaste, située dans la rue des Vaches.

Chapelle.

Le Sauveur mort sur les genoux de sa Mère. Cette toile, qui contient quatre personnages de grandeur naturelle, est une imitatit)n d'après Van Dyck. Elle décore l'autel de l'oratoire.

Contre le mur Ouest pendent divers tableaux :

L'Adoration des mages, copie extrêmement médiocre du tableau que Rubens peignit pour l'église de Saint- Jean (v. p. 110).

Les noces de Cana. H. 0,80. L. 1,10. Bois. Cette pièce a beaucoup d'analogie avec les productions d'Ambroi«e Franck, le vieux.

Sainte Marie-Madeleine essuyant la figure de Jésus- Christ, tombant sou^ le poids de la croix. Esquisse sur toile largement brossée; certaines parties en sont fort bonnes et d'une grande vigueur. Dimension à peu près comme ci-dessus.

Saint Ignace de Loyola et sainte Catherine, agenouillés devant la sainte Vierge et rEnfant Jésus. Toile dépourvue de mérite. XVIP siècle.

Au fond de la chapelle nous voyons :

Le couronnement d^épines. H. 0,33. L. 0,22. Bois. Le Christ est assis entre deux bourreaux qui le couronnent d'épines. Un ton gris règne dans cette composition.

Le Sauveur évangélisant le peuple. H, 1,30. L. 2,10 m. Bois. Ce tableau joint à une expression religieuse un ton fin et transparent; l'artiste nous y montre Jésus disant : il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Quatre disciples se tiennent derrière le Rédempteur, qui dépose une pièce d'argent dans la main d'un vieillard; treize personnages se pressent derrière ce dernier.

La sainte Vierge st l'Enfant Jésus. H. 0,47. L. 0,36. Bois. Tableau antique de l'école flamande du XV® siècle. La divine Mère, drapée dans un ample manteau rouge qui déroule ses plis autour d'elle, est assise sur un frais gazon ; son Fils repose sur son giron. Un riant horizon, formé de rochers élevés, d'arbustes, et, au loin, d'un lac limpide, encadre ce joli groupe. Dans les nuages apparaît le Père éternel, entouré de rayons de gloire qui retombent sur Marie et sur l'Enfant.

Nous ferons remarquer que le paysage, de ce panneau se distingue tout particulièrement par la finesse du toucher.

Le corps inanimé du Christ, entouré de ses disciples. Toile sans aucun mérite.

Nous trouvons encore dans cet oratoire une jolie figurine, en buis, représentant la sainte Vierge. Elle a les mains croisées sur la poitrine. H. 0,08.

Parloirs.

Avant de passer dans les parloirs, nous citerons une statue en pierre, saint Jean Népomucène, de dimension humaine. Ce morceau, d'un travail bien ordinaire, occupe une niche pratiquée au-dessus de la porte d'entrée dans la cour.

Le premier parloir renferme quelques sculptures :

La Sainte Famille, L. 0,22. Joli groupe en bois, à la fois sentimental et gracieux, dont l'exécution rappelle d'une manière frappante le style de Luc Fayd'herbe, qui en est, sans doute, l'auteur. Le petit Jésus est assis sur le globe terrestre; à droite la sainte Vierge debout tend la main vers son Fils, le regardant avec amour; à gauche saint Joseph semble en extase et élève des yeux suppliants vers le divin Enfant. Ces figures sont couvertes de couleur.

L'Adoration des mages, L. 0,18. H. 0,19. Groupe, en bois de chêne. XVP siècle. Deux rois sont debouts devant le Nouveau-Né, couché sur les genoux maternels, le troisième s'incline devant l'Enfent-Dieu.

Saint Joseph. H. 0,12. Buis. OEuvre délicatement fouillée, attribuée à Mathieu van Beveren.

La sainte Vierge. H. 0,08. Bois. Cette petite pièce représente Marie Immaculée, croisant les bras sur son sein. Elle est inférieure au morceau précédant.

Dans un autre parloir est pendu un petit triptyque du XVIP siècle. Le panneau principal est peu remarquable : il figure le Christ en croix entre sa Mère et saint Jean. Un ange étreint le pied de l'arbre sacré. Le petit vantail de gauche porte saint Martin. Celui de droite

sainte Elisabeth de Hongrie. Quoique cette dernière peinture soit supérieure aux autres» toute la production a le carac^tère du XVIP siècle. Sous la pièce centrale on lit:

Martinus Haeck pbr patrinus

Elisabethe Deleweric. . .

In nionte Sion.... Mechlinie.

La sainte Vierge portant l'Enfant Jésus sur les bras. H. 0,26. L. 0,21 m. Bois. XVP siècle. Ecole flamande. Marie est assise dans un siège, relevé de sculptures dans le goût de la Renaissance, sous un dais en étoffe qui se détache sur un ciel nuageux ; des deux côtés du trône sont disposées trois têtes angéliques. L'Enfant Jésus bénit d'une main et tient un livre de l'autre. L'ensemble de l'œuvre a un cachet artistique, bien qu'elle ne se distingue point par la délicatesse commune aux bonnes productions de ce temps.

Réfectoire.

Portrait de Marie-Thérèse Vermeulen, supérieure du couvent des Sœurs de Charité, morte à Malines le 1 mars 1856. Mi-corps. Toile.

Portrait de J. F. G. Huleu, chanoine de l'église métropolitaine de Malines, co-fondateur de ce couvent, mort le 16 juin 1815. Mi-corps. Toile.

Salle d'ouvrage.

Le Christ couronné d[ épines et tenant un roseau entre les

mains. Buste. H. 0,38. Terre cuite peinte. XVP siècle.

Saint Elisabeth de Hongrie. H. 1,05. Bois. XIV« siècle. La sainte donne l'aumône à*un pauvre accroupi à côté d'elle. Cette figure, naïve et digne d'intérêt, est largement drapée.

L'Enfant Jésus portant les instruments de la Passion. XVIIP siècle. Cette toile, où le Sauveur est représenté dans les proportions humaines, est d'un aspect trèslourd.

Dans le corridor aboutissant à cette salle est placé un groupe en pierre du XVIP siècle : le Christ mort, sur les genoux de sa Mère.

La plupart des œuvres d'art du couvent des Sœurs de Charité sont dues à la munificence de personnes pieuses.

Nous avons passé sous silence les établissements religieux, où nous n'avons point trouvé d'œuvres d'art, dignes d'être signalées.

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