MONT DE PIÉTÉ
Ancien hôtel de Busleyden.
Cet édifice fut construit en 1803 par Jérôme de Busleyden ; après la mort de ce seigneur, arrivée le 27 août 1817, son hôtel fut vendu. En 1878 les béguines Toccupèreiit momentanément jusqu'à ce que le nouveau béguinage en ville, fut prêt à les recevoir. Plus tard, en 1600, nous trouvons Charles d'Aremberg, duc d'Aerschot, comme propriétaire de cette résidence; on désignait alors l'édifice indifféremment sous le nom A'hôtèl d'Aremberg ou d'hôtel d'Aerschot.
La ville acheta la propriété de Charles d'Aremberg, en 1620, pour y installer le Mont de Piété. Il y est encore établi aujourd'hui ; seulement une partie du monument est affectée actuellement à l'école moyenne des garçons.
Dans une salle, aboutissant à la galerie du côté de la cour de l'école, se trouvent d'anciennes fresques, datant de l'époque de la construction de l'hôtel par Jérôme de Busleyden. Ces peintures ont été mises au jour lorsque l'on a enlevé le badigeon qui couvrait les murailles. L'humidité des murs, et les couches répétées de chaux ont, il est vrai, fortement endommagé ces curieux morceaux; cependant, malgré leur état de délabrement, ils trahissent la main d'un maître habile de l'époque de
la renaissance. Quelques amateurs même n'hésitent pas pas à y attacher le nom de Jean Gossaert, dit de Maubeuge (1).
Le sujet, peint sur le mur Nord de Tappartement, est le festin de Balthazar : on y voit une foule de personnages ; les nïeubles et les vases précieux servant au banquet rappelle tous le style de la renaisance.
Sur le mur Sud sont reproduits deux sujets mythologiques ayant rapport l'une au Zodiaque, l'autre à la fable du jardin des Hespérides. Çà et là dans les peintures, on découvre les armoiries de la maison de Busleyden : d'azur à la bande d'or, chargée d'un quintefeuille de
Les fresques du mur Est sont entièrement détruites par l'action de l'humidité ; il serait difficile de déterminer la scène qu'elles représentent ; c'est à peine même si l'on peut en démêler les contours.
Quelque soit le triste état des peintures murales en question, il serait possible encore d'y apporter un remède, d'autant plus qu'une prompte et adroite restauration remettrait, pour ainsi dire, dans leur état primitif le festin de Balthazar, le jardin des Hespérides et le Zodiaque.
(4) Jean Gossaert, né à Maubeuge en 4470, mort en 4532.