HOSPICE DES VIEILLARDS
Corridor.
Dans le corridor de cet établissement, nous trouvons le Christ à la colonne; toile de grandeur naturelle, que l'on attribue à Jean le Sayve, le jeune. La manière de cette œuvre diffère cependant des productions que ce peintre nous a laissées dans Téglise de Notre-Dame (p. 81); celles-ci, du reste, sont inférieures au tableau que nous avons sous les yeux, quoique le tonde ce dernier soit uniforme et blafard.
Réfectoire.
Un grand tableau décore cette salle : Godefroid F«lain et Elisabeth van Immerseek , son épouse^ en prières devant la Sainte Vierge. La divine Mère, ayant l'Enfant Jésus sur les bras, se dresse au milieu de la composition; à sa gauche, le chevalier, armé et bardé de fer, est agenouillé; à droite de Marie est Elisabeth van Immerseele dans l'attitude de la prière ; sa patronne se montre à ses côtés. Cette toile, qui est du XVIP siècle (1696), ne se distingue point par le coup de pinceau, mais un souvenir historique s'y rattache. Elle nous met
SOUS les yeux les portraits des fondateurs de Tancien hospice d'Oliveten, morts le premier en 1482, le second eu ISIO. Autrefois une inscription flamande, placée sous le tableau, était consacrée à la mémoire des deux époux.
La dernière Cène. Les treize convives sont réunis autour d'une table. Le groupe est assez heureux, et l'expression des visages ne manque pas de quelque vérité, mais la couleur est peu naturelle et exagérée.
Le portrait de Jean François Jacobs, pensionnaire de rhospice, décédé à l'âge de 100 ans et 8 mois. Cette toile est de Guillaume Geets, de Malines, 1861. L'artiste a représenté le centenaire sur son séant.
Nous trouvons ensuite un petit tableau de genre, dont nous ne pouvons exactement déterminer le sujet. On y voit un prêtre assis dans un fauteuil et considérant le tableau où sont peints Godefroid Vilain et son épouse. Cette toile a été acquise dans une vente de tableaux, à Malines.