‹ Inventaire historique des tableaux et des sculptures se trouvant dans lesChapitre 4 sur 31 · X. Saint Rombaut et saint Gommaire, de Lierre, se · texte numérisé non relu

X. Saint Rombaut et saint Gommaire, de Lierre, se

rencontrent sur la route de cette dernière ville. Leurs bâtons quHls avaient plantés en terre , s'y transforment en arbres. La rencontre a lieu dans une forêt. Saint Rombaut, suivi de six personnes, et ayant derrière lui les donateurs du tableau, agenouillés, aborde saint Gommaire ; à côté de ce dernier on voit plusieurs personnages à genoux. Un messager, un genoux en terre, présente une lettre qui annonce la mort de Libert aux saints compagnons ; un cheval blanc bridé est arrêté derrière lui. Plus haut dans le bois on découvre encore les deux missionnaires. Sur les arbres est peint un écusson d'or au lion de gueules couronné, armé et lampassé d'azur, chargé en cœur d'un maillet d'argent couronné de même. L'écu timbré avec les lambrequins. Cimier ; une corbeille d'oU sort une femme naissante, le tout d'argent. (Inconnu). Légende :

dtnte flomout en dtntt (Kuuiaer

iQalf tDtgen £xtvtn iitvnh tdaeme eproke

uitt cru0e met vaut oergarbeee baer

iÇaer paeUterô jroje be bieee xi berbe etohê.

XI. Le jeune Libert est rappelé à la vie par les prières de saint Rombaut après être resté trois jours sous Veau. Entouré d'une auréole lumineuse, Libert est soutenu par deux anges au-dessus des eaux. Sur l'une des rives saint Rombaut à genoux, la mitre en tête, prie pour la résurrection du fils d'Adon. Quatre clercs sont agenouillés derrière l'évêque. Sur la rive opposée, le comte et la comtesse, également à genoux, accompagnés d'une suite de trois personnes, unissent leurs prières à celles de saint Rombaut. Le lointain nous montre une église

en construction, et l'horizoa une montagne à pic couronnée d'un manoir.

Drte bagl)e bUef tkmt oerbroncken na bte dtnte tHomont crecgi) be mtit ongljeUt % bat ooer tktnt beootelu op dg kmen iTttbert qua mut Uoenbe onbedmet.

XII. Sairt^ Rombaut paie les ouvriers, qui travaillent à l'église et reprend l'un d'eux de sa mauvaise conduite. Le peintre nous retrace le moment où le saint remet la monnaie à l'ouvrier; il est suivi de deux clercs dont l'un porte des clefs. Derrière cette scène s'élève le temple en construction ; différents ouvriers préparent les matériaux sur le sol. Les donateurs du tableau sont peints chacun d'un côté du panneau. Le donateur est agenouillé à gauche, revêtu d'un tabbaert garni de fourrures; à droite se trouve sa femme également habillée d'une robe bordée de pelleteries ; elle a une coiffure de toile sur la tête ; un écusson avec chififr» figure sous le donateur.

diitte llombout beredpte een m dgn loercklte ® bat i); leefbe tnt oodpel bloot Du0 bacl)te bte eobaer tek mï u ml obte i^t vdttï^t ttn anber tHumolb; boot.

Troisième chapelle , dite du Bienheureux Jean Berchmans.

Cette chapelle fut restaurée et mise sous le vocable du bienheureux Berchmans dans le courant des années 1865 et 1866. On y plaça alors contre le niur sud-est.

UQ petit autel gothique, en bois de chêne » exécuté par Fr. de Vriendt, de Lierre, d'après les pistas de F. Pluys; les frais s'élevèrent à 1800 frs.

Sous Tautel est couchée la statue en plâtre du bienheureux, représenté dans l'attitude de la mort; cette figure est due au même artiste que l'autel.

La muraille septentrionale est revêtue de deux es* quisses sur toile, encadrées dans les nervures ogivales des parois. La première d'entre elles, près de l'autel, représente : La guérison subite de la sœur Marie Crucifix Ancaiani par l'intercession du bienheureux. Dans l'ogive du inilieu se trouve une peinture décorative par J. A. Loos de Malines, devant laquelle le chanoine de Coster a placé une statue polychrome, en bois, de l'Enfant Jésus, par Geefs, d'Anvers. La seconde esquisse a pour sujet la guérison immédiate de Marie Gilivet, autre miracle ayant servi à la béatification de Jean Berchmans. Ces œuvres sont dues à Ed. Dujardin, professeur à l'académie d'Anvers.

Contre le mur, en face de l'autel, est placé un monument funèbre en marbre noir, de style grec. Il a été érigé dans la première moitié de ce siècle par le baron Philippe van den Venne, à la mémoire de ses parents. L'inscription est gravée sur une plaque de marbre noir; elle est surmontée d'un génie de marbre blanc, entouré d'un suaire et appuyé sur un médaillon avec le portrait en buste de Jean-Baptiste van den Venne, époux de Marie du Jardin.

Un banc de communion de style gothique, ouvré par Egide Tambuyser, de Malines, d'après un dessin de F. Pluys, clôture la chapelle.

Au-dessus de l'autel pend un tableau, faisant partie

de la grande série placée en 177S (v. page 22) : Saint Rombaut prêchant V Évangile aux habitants de Matines. Le missionnaire est debout, ayant un petit crucifix en main; un groupe nombreux d'hommes, de femmes et d'enfants écoute ses discours. Cette toile peinte par Jean Crockaert, lui valut 200 florins. Les arbres sont du pinceau de Jean Wagemans. L'ordonnance du sujet est bien réussie, mais le ton uniforme des couleurs semble produire au premier abord une certaine confusion dans les figures. L'abbé de Parc, François Généré, en fit hommage à l'église.

Au-dessus du monument de van den Venue est placée une autre toile de même dimension que celle dont nous venons de parler : Saint Rombaut trouve ses ouailles dansant autour de la statue du dieu Pan. Les figures, au nombre de dix, sont dues au môme Crockaert, qui toucha de ce chef 200 florins ; les arbres et le fond sont de Wagemans. Ici encore le coloris est généralement peu varié, quoique la composition soit gracieuse. Ce tableau a été offert par Norbert Bruyndoncx, abbé de Saint-Bernard sur l'Escaut. Le graveur Ant. Cardon (1) a reproduit cette peinture par le burin ; il l'a dédié au comte de Cuypers.

Quatrième chapelle.

Contre le mur de gauche : Le comte Adon reçoit saint Rombaut dans sa demeure. D'un côté on aperçoit l'entrée du château du comte, de l'autre le paysage. Sept personnages et des chiens animent la scène. Jean Baptiste

(1) Antoine Gardon , le ?ieax, né à Bruxelles en 4739, mort en

van Daele, abbé de Dilighem a gratifié la cathédrale de cette œuvre. Elle a été peinte par un artiste français, J. Boudin dit du Tour, à raison de 135 florins. C'est une copie médiocre d'un tableau d'Egide J. Smeyers, qui se trouvait alors dans la chambre du corps des merciers.

Le tableau faisant suite à cette collection est appendu au mur de droite : L'entretien de saint Rombaut et de saint Gommaire. II a été donné par Ferdinand van der Eecken, abbé de Ninove. Pierre Jos. Verhaegen nous a laissé dans cette œuvre une de ses bonnes productions. Le caractère particulier de son coloris y est vigoureusement imprimé ; l'harmonie des tons et l'arrangement des figures sont également louables. Saint Rombaut assis tient d'une main un livre, de l'autre un bâton; il explique à son interlocuteur debout les vérités de la foi ; pendant ce pieux entretien, saint Gommaire remarque avec surprise, que de l'extrémité de son bâton et de celui de saint Rbmbaut naissent des feuilles. Le fond est rempli par les spectateurs du prodige. Sept figures.

Sous ces grandes toiles nous retrouvons la suite de la série des petits tableaux antiques dont nous avons examiné précédemment la première partie .

XIU. Le martyre de saint Rombaut. Le saint agenouillé tombe à la renverse sous le coup de houe, qu'un ouvrier, placé en arrière, lui assène. Un complice enlève aussitôt l'argent du martyr et le serre dans son sac. Des deux côtés de cette scène sont agenouillés les membres de la famille des donateurs : quatre à droite et sept à gauche. Le fond de la composition est très-varié : du côté droit s'étend un lac, baignant diverses constructions appuyées contre les montagnes. C'est dans ses eaux que des personnages retrouvent le corps de l'apô-

tre de Malines. Sur la rive gauche du même lac, on reconnaît saint Rombaut se dirigeant, un livre à la main, vers l'église qu'il fait ériger. Ici encore, derrière les travaux commencés, nous voyons à l'horizon une espèce de manoir, assis sur une colline. La perspective laisse voir une rivière serpentant, dont les sinuosités se perdent dans les montagnes. Dans le ciel deux anges conduisent l'âme du martyr dans le sein de Dieu le Père, apparaissant dans une nuée.

Ôtnte Jtomont bleef wer be mtrïÇ boot 3tn xoercUebe bertdpenbe i)aer donben Daer mv^tï^ttn bg nacl)te un datviiï groot ®p bltci)aem baert en bn>at' mM oonbe.

XIV. Le comte Adon vénère te corps de saint Rombaùt. Ici le peintre a placé son épisode au milieu de la nuit; il a habilement ménagé les ombres et les lumières. Le martyr est étendu sur la plage ; le comte Adon et la comtesse Elisabeth , accompagnés de six personnes , prient devant la sainte dépouille. Plus loin coule une large rivière, bordée de montagnes; à l'horizon du fleuve est située une ville. Sur les ondes vogue une barque, montée par quatre rameurs à la recherche de l'apôtre ; plus avant encore une autre embarcation, conduite aussi par quatre personnages, est attirée par une lueur brillante qui s'échappe d'entre les roseaux; un navire à voiles prend la même direction. Trois anges descendent du ciel, environnés d'une grande clarté.

<&dif tn xoelbe blicljt ntet laten oerborgljt Wit 0gt bU(l)t be0 geloefd eoagelbterbt JJt oÎMfljew roegbrn b'ane wtt «orgljt 0; vonit bltcljat }^t $rapt lamtUtrbt*

XV. Saint Rombaut protège Malines assaillie par les Huns, les Danois et les Normands. Sur le premier plan, d*un côté quatre pillards emmènent vers leurs flottes une jeune fille, toute vêtue de blanc, les mains liées; de Tautre deux guerriers armés contemplent la scène. Une église occupe le second plan du tableau ; un ennemi en sort, porteur d'un vase sacré ; un autre, s'apprêtant à enlever le coq du sommet de la tour, se rompt le cou sur le pavé. Au troisième et dernier plan, l'artiste a peint la ville au pouvoir des étrangers. Au côté gauche du panneau figure un quai; dans la rivière est amarrée la flotte normande; les pillards y transportent leur butin. Un grand édifice, bâti sur la rive devient la proie des flammes.

i^une Bene tHoormane mebe Hmovxabt inc(l)ele mi oeel $)l)e0cal0 5. <l0mout irte btdcfrmb' 0gn 6tebe dtn dimmtv atit wttvï^at vlitl t brac be haU.

XVI. Saint Rombaut protège une religieuse que les barbares avaient emmenée dans leur navire. Un grand vaisseau rempli d'ennemis est sur le point de lever l'ancre. La religieuse en question est entourée de barbares sur le bâtiment. Le patron de Malines, en costume épiscopal, plane au-dessus de l'embarcation et fait flotter un voile blanc au-dessus de la tète de sa protégée. Plusieurs coffres , remplis de vases sacrés et de trésors sont prêts pour l'embarquement; un soldat apporte de nouvelles dépouilles. Au loin nous reconnaissons h ville assiégée par les ennemis.

I^eed' tient voert va roooere naert ecepe gljebae 0. nomout cUebede tns t)cmele(t)e cUere tUtement e roMe tdcep oa lobe iot gaen Doer batde IO0' toûft utt dcepe met tere.

XVII. t7n cog, qui par son chant chaque matin annonçait l'heure à une religieuse chargée de sonnei* les matines, est enlevé par un renard et rapporté sain et sauf par celuici. A droite du tableau soiit placées cinq religieuses et un petit chien. A gauche se trouvent Pierre van Steynemolen, mort le 17 mars 1504, et son épouse Anne van Winghe, décédée le dernier jour de mai 1817, avec cinq membres de leur famille, et un petit chien. Au milieu du panneau un renard, ayant rapporté le coq, galoppe sur le gazon ; plus loin le même renard arrive portant sa proie dans la gueule.

Au plan suivant est représentée la chapelle de saint Rombaut ; quatre religieuses prient le saint de leur rendre le coq que le renard ravit ici sous leurs yeux. Le paysage ici offre un grand intérêt archéologique : à gauche de la chapelle on reconnaît l'établissement nommé anciennement « Spaensche gasthuys; » à droite les constructions du cimetière de saint Rombaut. La chapelle, dont nous venons de parler est dépourvue du mur sud de sorte qu'elle nous laisse voir l'ancienne et belle châsse, qui renfermait, jusqu'au temps des Iconoclastes, les reliques du patron de Malines. Ce n'est point ici le lieu de décrire cet intéressant monument que les guerres nous ont enlevé.

Htn nont totitx^t dgnbc meneglie bach tDbt aen een Ijaenkm altgt l)arr ure 9e 000 rotfth bacrt mcntcl) dudttr »acïi 8nbt brarijt Uptnbe «ûter ttgl)e natuer.

Les armoiries des donateurs sont peintes entre les vers de la légende. Un écu parti : écarteU au 1 etaui d'or à 3 pals de sable, au franc quartier de gueules à 3 croissants d'argent ; au ^ et au 3 d'argent à une étrille de sable qui est de Steynemolen ; ensuite d'or à 4 bandes de gueules au franc quartier d'argent à 3 fleurs de lys au pied posé de gueuleSy qui est de van Winghe.

XVIII. Langent, prêtre de mosurs fort dissolues, perd deux fois la vue et la récupère par l'intercession de saint Rombaut. Le prêtre Langerus, accompagné de trois autres personnages., adresse ses prières d'actions de grâces à saint Rombaut. Ils se tiennent en plein air dans la partie de droite du tableau, devant la châsse du martyr : ici encore l'intérieur de la chapelle est visible par la suppression de la muraille. A gauche, devant la chapelle, sont agenouillés les donateurs du tableau : un prêtre en surplis avec l'aumusse au bras, à côté de lui un personnage laïc ; derrière ceux-ci se tiennent trois dames et deux hommes. La seconde partie du tableau nous montre, à quelque distance , Langerus frappé de cécité pendant qu'il est à table avec une courtisane; une servante sert le repas. Cette scène se passe en plein champ. Plus loin encore un petit pavillon est isolé ; sous ùhe galerie à jour , le même Langerus est attablé en compagnie d'une femme. L'horizon est fermé par les remparts de la ville.

- iO -

iTat^fler* een pricMer eetr roekeloe» jÇeeft twee rejôtn «jn gl)eew|)tr oerUren i^^ rup t)ertelu op dlnte Somout altoeo WeUkF wert Ijj wter «wnbc aie te ooren.

Les armoiries du donateur se trouvent entre les lignes de la légende : écartelé aui et i d'argent au franc quartier d'azur. Au 'S^ et au 3 d'or à un chien d'argent en cœur, à trois palmes de sinopk, deux en chef, une en pointe. (inconnu).

XIX. Le chevalier Hélinard, tué à la chasse d'une chute de cheval, ressuscite devant le tombeau de saint Rombaut. Le chevalier est étendu, la tête appuyée sur un coussin, devant la chapelle de saint Rombaut. Celle-ci est représentée comme précédemment, avec cette différence que, près de la châsse, on voit un autel avec un groupe de la Sainte Trinité : le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, plane au-dessus du Père, qui tient son Fils crucifié; deux anges sont à côté du sujet principal. On remarque encore sur l'autel, à gauche, saint Libert, à droite, sainte Marie-Madeleine. A côté du défunt sont deux lévriers couchés et un petit lion gambadant; un chasseur, un genoux en terre, à la gauche du chevalier, récite des prières; ses chiens sont près de lui. Trois dames , élégamment vêtues, et quatre laïcs se tiennent en oraison du môme côté. On voit dans le lointain les serviteurs qui apportent le blessé. Au fond dans une forêt a lieu une chasse au cerf; un chasseur lâche la détente de son mousquet, tandis que le chevalier tombe de son destrier.

i^eljnûrlhiô em rtbber reet ttne ter \acïit % »tel b0ot oûîi «jnen peerbc eneDÂt thn 0gne prtenbe voert 1); te ifterheUn bracl|t tloer 6tnte tlomourd graf mttX I); meer levenbe.

Un écusson de sable à 2 épées d'argent à la garde d*or à la bordure engrelée d'argent, qui est de...

XX. Une légion de démons, habillés en femmes, attaque à coup de lances un chevalier d'Anvers, qui guérit de ses blessures devant la tombe de saint Rombaut. La chapelle avec la chasse du martyr et l'autel de la Sainte-Triuité occupent à peu près le milieu du tableau. A l'extérieur, le chevalier en prières, agenouillé sur un coussin, demande sa guérison ; il est suivi de douze personnages en tabbaert. Vis-à-vis du chevalier trois personnes, également revêtues de tabbaert, se tiennent debout. Sous les murs d'une ville , que l'on voit à l'horizon , le chevalier monté sur un coursier subit les attaques de vingt démons volants, serrés les uns contre les autres, et armés de lances. Des anges dans le ciel semblent veiller sur le cavalier. Vaincu par ses ennemis, il tombe de sa monture; ses amis le ramènent à Malines.

<Sen legioen buoeU gijecleeb ab oroumn iBet)0ct)te eene rtbber va !2lntn)erpe mtt dprere ®p <Èoi en dtitte ttomout Mont eg betroutoe % 9t)(na0 voer tgraf tma& 0gn be(|l)eeren*

Un écu : d'azur à une coupe couverte d'or ; accosté de 2 tourelles, qui est de...

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