‹ Inventions et découvertes ou les curieuses originesChapitre 23 sur 66 · ÉCHECS · texte numérisé non relu

ÉCHECS

avait jusqu'alors méconnu, et à affranchir son cœur du joug des passions. L'élève, profilant des leçons dumaltre, réformasa conduite, et devint un modèle de sagesse el de bonté ; aussi , pour ne pas mettre de bornes à sa reconnaissance, s'engagea- 1- il à accorder h Sissac tout ce qu'il pourrait souhaiter à titre de récompense. Le brahmine lui demanda seulement la quantité de blé que donneraient les cases de l'échiquier, en comptant un grain pour la première , deux pour la seconde , quatre pour la troisième, et ainsi de suite en doublant toujours jusqu'à la soixante-quatrième. La modicité apparente de sa prétention surprit étrangement le monarque, qui ordonna, non sans rire, de le satisfaire sur-le-champ. Mais quand il fulquestion de compter, on s'aperçut bientôt que toutes les richesses derempireiiesuffiraieinpointal'accomplissement de ce souhait, etque le nomhrede grains serait à peine contenu dans 16, 384 villes, renfermant chacune 1,024 magasins, dans chacun desquels il y aurait eu 17,470 mesures, chaque mesure contenant d'ailleurs 32,768 de ces grains. Le brahmine se prévalut encore de celte circonstance pour faire sentir au prince , déjà revenu de son égarement, combien il importe aux souverains de se tenir en garde contre ceux qui les approchent, et surtoulde ne rien promettre avec tropde légèreté.

Les Persans lui donnèrent le nom de Ssadreng , c'est-à-dire le jeu aux cent peines, ou aux cent couleurs, à cause de la grande attention qu'il

exige en présentant une infinité de combinaisons à l'esprit. Ce jeu fut porté on Chine vers l'an 537, sous le règne de l'empereur Vouli. Les Arabes le connurent plus tard, et ils conservèrent à presque toutes les pièces les noms qu'elles avaient originairement reçus de leurs voisins les Persans ; et ceuï-ci, jaloux de la renommée que s'étaient acquise les Indiens par l'invention du jeu des échecs, imaginèrent à leur tour celui du trictrac, qu'ils leur transmirent en échange.

Les Chinois et les Persans, et après eux les Arabes, ont fait successivement subir aux échecs des changements plus ou moins sensibles. Le fier Tamerlan, qui ne se plaisait que dans le tumulte des camps, eut aussi la fantaisie d'imposer de nouvelles règles à ce jeu; enfin quelques savanls de l'Europe se sont peu à peu avisés de proposer, pour l'améliorer, des réformes qui n'ont abouti qu'à le rendre plus difficile, sans le rendre plus piquant.

Ce n'est pas tout d'abord et d'un premier bond qu'on est arrivé a l'éi-liiinigi! piTl'erlionné par le gaz; avant d'atteindre ce brillant résultat, il a fallu traverser bien des années de ténèbres.

Sans parler des rues de nos villes de province, les rues de Paris, jusqu'à la fin du xvii* siècle, se

changeaient chaque nuit en véritables coupegorge, tiont la sombre apparence était à peine interrompue de loin en loin par la lueur rougeâlre dequelque chandelle allumée par un dévot citadin devant l'image de la sainte Vierge ou de saint Nicolas , ornement grossièrement sculpté du carrefour. Tout bon bourgeoisassez téméraire pour se hasarder alors à nuit close dans l'obscur dédale des rues de Paris , se voyait obligé de porter avec lui son falot.

Ce n'est qu'en 1 66G que l'on commença d'user de lanternes à Paris : maigre et chélif éclairage , toujours douteux et triste, toujours ballotté par les vents, produisant à peine de la lumière et rendant tout au plus les ténèbres visibles, selon l'expression de Millon , de ce poète dont le génie prophétique prédisait un siècle et demi d'avance le futur avènement du gaz.

En 1767, centans juste après l'installation des lanternes, celles-ci cédèrent la place aux réverbères , qu'à son tour le gaz hydrogène dut supplanter plus tard.

Plus favorisée que Paris, Londres fut éclairée deux cent cinquante ans plus lot. Chaque citoyen y fut tenu, dès 1114, de suspendre à sa croisée une lanterne afin d'éclairer la rue. À ce compte Londres fut la première ville d'Europe régulièrement éclairée ; pourtant les citoyens se tirent souvent tirer l'oreille; et, comme ces bons habitants de Falaise qui portaient bien le fanal selon l'or-

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donnante , mais sans chandelle allumée dedans , parie qu'on ne l'avait pas dit, ils se montrèrent plus d'une fois sourds aux injonctions de leurs magistrats, lesquels n'exigeaient rien cependant que pour la tranquillité el la sécurité de la ville.

En 1090, les juges de paix fixèrent les distances auxquelles les fanaux seraieni suspendus. En 17ifi,il fut arrêté que chaque maison aurai!, de six à onze heures du soir, sa lanterne allumée pendant chaque mois, depuis la seconde nuil après la pleine lune jusqu'à la fin du premier quartier. Mais toutes ces ordonnances ne concernaient que In Cité de Londres, tandis que les quartiers extrêmes, plongés dans une obscurité complète, restaient exposés à l'exploitation perraanenle de tous les malfaiteurs. Enfin le parlement vola, en 1743, un bill ordonnant l'éclairage complet de la double cité do Londres el de Westminster.

Voilà donc un système complet d'illumination institué; cependant les employés des compagnies d'éclairage avaient beau fourbir les miroirs métalliques de leurs réverbères, les mèches imbibées d'une méchante huile de baleine lullaient difficilement contre les brouillards de la Tamise. C'étaient de rue en rue de véritables feux ii éclipse, renvoyant ù peine à dix à douze pas une lumière incertaine, voilée d'épaisses vapeurs. Il n'appartenait qu'au gaz hydrogène d'apparaître au milieu des nuits , dans tout l'éclat de sa splendeur, suppléant le jour absent par le jet de ses flammes

blanches et vives, et défiant en toutes saisons les éternels caprices de la lune.

Nous n'avons point à donner ici le détail des manipulations diverses d'où résulte le gaz par la distillation du bois ou de la houille , des matières oléagineuses, de la tourbe ou de la résine; disons seulement le nom de celui qui le premier, ramassant à ses pieds un informe et noir fragment de charbon de terre, le jela dans la cornue.

Depuis de longues années la combustibilité du gaz hydrogène pur était connue ; mais le peu de puissance éclairante de cette substance avait fait reléguer dans les cabinets de physique celte expérience pluscurieuse qu'utile. Dalsémius fil, dit-on, a Paris, en 1 68C, quelques expériences sur la lumière de ce qu'on appelait alors air inflammable. Cinquante ans plus tard, l'A nglaisClay ton recueillit du gaz échappé naturellement des houillères, et publia ses expériences sur la combustion de ce gaz , désigné par lui sous le nom d'esprit de charbon de terre. Le docteur Richard Watson , postérieurement évêque de LlandalT, poussa, en 1767, ses expériences plus loin qu'aucun de ses prédécesseurs.

Toujours progressive, quoique lente dans sa marche, la science avançait pas à pas. En 1787, Driller communiquait à l'Académie des sciencesde Paris un mémoire dans lequel il cherchait a établir la possibilité de s'éclairer par la combustion de l'hydrogène. Mais tous ces essais incomplets

n' eurent d'autres résultais que d'inspirer des essais postérieurs. Jamais une invention n' apparaît au monde sans précurseur; tout progrès nouveau est le fils d'un progrès précédent.

L'ingénieur français Lebon songea pour la première fois, en 1785, à faire servir à des usages domestiques la combustion du gaz produit par la distillation du 'bois. Il préparait du charbon en vases clos, et obtenait ainsi (outre un produit principal, le vinaigre de bois) de l'hydrogène en quantité assez notable pour l'appliquer au chauffage et à l'éclairage des appartements. Dans ce but il fit connaître, quelques années plus tard, un appareil de son invention , qu'il désignait sous le nom de thermolampe. Cet ustensile, d'un emploi et d'un maniement peu commodes, n'eut aucun succès comme meuble de ménage. Le gaz extrait du bois ne produisait d'ailleurs qu'une faible clarté.

Lebon avait indiqué la houille comme propre a remplacer le bois aVec avantage dans la production de l'hydrogène carboné, c'est là le grand mérite de ses recherches : quant a la véritable gloire de l'invention perfectionnée, elle revient en entierà l'Anglais WilliamMurdoch. Ce fut lui qui le premier découvrit que le gaz distillé de la houille pouvait être accumulé dans de vastes réservoirs, purifié par son passage à travers un liquide , et enfin dirigé à grande distance des fourneau* , vers les points de combustion où il devait produire , dans 4*

des becs convenables, une lumière plus vive, moins coûteuse que la lumière ordinaire dérivée du suif, de la cire où de l'huile. Voila le résultat incontestable des expériences de Murdoch.

Reprenons les fails. En 1792 , M. Murdoch , employé dans le comté de CornouaiUes , éclairait habituellement au gaz sa maison et ses bureaux f plus tard, il répétait la même expérience en Ecosse. Cependant ce n'est qu'en 1798 qu'il flt part pour la première fois de sa découverte au public, lorsqu'il se mit en mesure d'obtenir un brevet d'invention pour s'en garantir l'exploitation privilégiée. Il reprit alors ses essais sur une échelle plus grande qu'il n'avait fait jusque-là ; mais sans être absolument décourageant, cet essai n'offrait pas néanmoins un résultat assez satisfaisant aux amis de Murdoch pour qu'ils osassent former avec lui une compagnie d'éclairage. Us renoncèrent donc à livrer aux hasards d'une industrie naissante les capitaux indispensables à son exploitation.

Cependant, en 1802, la renommée des expériences tentées en France parLebon serèpanditen Angleterre, et vint à propos stimuler le zèle abattu de M. Murdoch. Secondé par les manufacturiers de sa ville natale, il procura à la population de cette cité le spectacle splendide d'une illumination au gaz, à l'occasion de la paix d'Amiens, qui venait d'être signée. La même année, Wall et Boulton ayant saisi toute la portée de l'invention de Mur-

doch , leur ami , la mirent immédiatement en pratique.

Dans ces mains habiles , le nouveau mode d'éclairage subit chaque jour d'importantes modifications, tandis que M. Murdoch travaillait activement de son côté a l'amélioration de son système. En 1806, Watt et Boulton furent chargés d'établir un grand nombre d'appareils pour l'éclairage des immenses manufactures de coton de plusieurs villes industrielles du royaume. Le gaz se répandit ainsi peu a peu dans les établissements particuliers, mais il ne trouvait point encore d'application pour l'illumination d'une ville entière. C'est en 1 807 qu' un Allemand, du nom de Winsor, s' emparant des procédés de Murdoch et de Lebon, conçut l'idée de fonder une société d'éclairage générai au gaz pour les rues, les usines, les boutiques , les hôtels ei les maisons de Londres. Dans le but d'appeler à lui les capitalistes, il répandit dans le public d'emphalhiques prospectus. Au dire de M. Wiosor, le gaz lui-même n'était qu'un produit fort secondaire, on le donnerait pour rien; qu'il y aurait encore bénéfice par la vente du goudron, du coke, de l'ammoniaque, etc., résultats de la distillation du charbon de terre.

Toujours confiant dans des annonces pompeuses, le public anglais se laissa prendre aces paroles dorées; des fonds confiés a M. Winsor lui permirent de construire une usine, de planterd'élégant9 candélabres en fonte dans Pall-Mall et dans Mut

Si ÉCLAIRAGE AU GAZ.

le voisinage du palais de Saint-James. Jamais les nuits d'Angleterre n'avaient brillé d'un si prodigieux éclat ; Londres en fut émerveillée. Mais ce ne fut qu'un feu de paille. Dès 1809, la compagnie Winsor s'arriérait tous les jours. Les beaux résultats tant prônés s'en allèrent en fumée , et peu à peu s'éteignit, dans l'ombre el le silence, la société qui s'était, dans son orgueil , intitulée loul d'abord Compagnie nationale de lumière et de chaleur.

Chez nous, une issue pareille eût été probablement l'arrêt de mort du gaz-Hgth (1); une compagnie nouvelle se filt difficilement élevée sur les débris d'une compagnie en déconfiture. Téméraires sur un champ de bataille, nous sommes au dernier point timides en spéculations commerciales; ardents à détruire, dès qu'il s'agit d'édifier le premier obstacle nous arrête. Si des Français seuls avaient entrepris la tour de Babel , Dieu n'aurait pas eu besoin de confondre leur langage; pour interrompre l' audacieux travail, la chute d'un échafaudage , une fournée de briques manquée eût suffi. En Angleterre, au contraire, qu'un soldat tombe sur la brèche industrielle, un nouveau lui succède aussitôt . Dans cette énergique race anglosaxonne existe un esprit de persévérance qui défie toutobstacle matériel. Lutter contre la nature est son lot; un besoin impérieux d'occuperson génie

(i] Gaz-lumière, «pression consacrée par [es Anglais el admise en France aui honneurs delà naturalisation.

mécanique, d'exercer ses forces musculaires, l'agite et la tourmente incessamment. Dans sa jeunesse , l'Anglais conçoit un plan ; ce plan croit et vieillit avec lui ; il le mûrit, l'accomplit ou meurt. Que de bonne heure, au contraire, il ail atteint son but, son ambition n'est pas pour cela satisfaite ; sans perdre de temps, il court vers un but nouveau, ne se permettant dans sa course ni un jour de repos pour renouveler ses forces , ni un moment de halte pour reprendre baleine. Riche à souhaits, garçon, sans famille, le front couvert de cheveux blancs, l'un d'eux, chef actif, malgré son âge, d'une importante manufacture qu'il avait héritée de son père, le fils du célèbre James Walt disait un jour: m Vous, Français, je l'ai vu, vous « travaillez la veille pour vous reposer le lende- <i main; nous, Anglais, nous travaillons pour « travailler, et quand la morl nous surprend, c'est « toujours le marteau ou la navette en main. »

La ruine de la compagnie "Vinsor n'effraya donc pas de nouveaux entrepreneurs. M. Gregory, simple particulier à Londres, résolut defonder une nouvelle société pour l'éclairage au gaz. Sans adresser aucun prospectus, décrédité d'avance, il opéra parmi ses amis le placement de ses actions, et, par suite d'arrangements avec M. Murdoch, obtint en 1812, pour sa compagnie, dont M. Accum fut nommé directeur, un privilège pour vingl-un ans.

C'est donc de 1813 que date en Angleterre

l'admissionincontesléedugazdek houille comme élément d'éclairage public. Chaque année qui suivit apporta au système de Murdoch son tribut de perfectionnement.

La France, de son coté, sans avoir autant fait quel'Angleterrcpeul revendiquer quelques-unes des améliorations apportées à la production du gaz-liglh. Nous citerons comme une des plus importantes celle du ^azomèfre-iéJescopiçiiv^ en 1817 par un célèbre ingénieur-mécanicien, M. Philippe Gengembre. Le gazomètre - lélescopique, ainsi nommé à cause des différentes parties qui le composentet se développent comme les tubes d'une lunette d'approche, a surtout l'avantage d'être moins dispendieux el moins encombrant que le gazomètre primitif. Perfectionné en Angleterre par M. Tait, de Londres, il est aujourd'hui adopté dans ta plupart des établissements d'éclairage.

A l'instar de la capitale, les principale» villes du Royaume-Uni s'empressèrentà l'envi d'introduire dans leurs murs l'heureuse innovation. En 1822, oncomplaitdéjà dans Londres 7,268 candélabres pour l'éciairage des rues, et plus de 61,000 becs dans les maisons particulières alimentés par le gaz.Leproblème était dès lors résolu. Aujourd'hui la quantité de lumière fournie par le procédé Murdoch est incalculable; à peine trouverait-on dans la Grande-Bretagne une ville de dem ù trois mille âmes qui n'ait pas son gazomètre.

Revenons à M. Winsor. CeL enlreprenant personnage, voyant sa chance épuisée à Londres, passa le détroit et vint, en 1816, chercher fortune a Paris. Instruit par l'expérience, il fit connaître en France l' industrie nouvelle avec toutes les améliorations dont elle s'était successivementeurichie.

Malgré sa bonne volonté, Paris ne s'est décidé que lentement à l'adoption du gai-lighl ; pendant quelques années, on n'a pu s'y faire une idée de ce qu'était cette lumière merveilleuse que par les quelques aigrettes pâles et chétives qui brûlaient silencieusement, ie soir, à la porte d'un petit café borgne de la place de Grève. Le propriétaire de cet établissement, fondant l'espoirdesaforlunesurun système d' éclairage peu connu, avait, après s'être pourvu des appareils nécessaires.décoré son estaminet du titre de Café du Gaz. Peu à peu cependant l'hydrogène étendit ses empiétements ; des boutiques et des galeries - passages , de l'hospice Saint-Louis, qui avait eu son gazomètre privé en 1821 , ilpénètradans les théâtres ; quelques parties des boulevards en furent successivement éclairées; bientôt après le Palais-Royal brilla chaque soir de mille feux, dont l'aliment lui arrivait, sous le pavé de Paris, par mille canaux de fer fondu. Aujourd'hui, dans des quartiers entiers, les plus élégants candélabres du gaz vont détrôner l'antique réverbère, et l'on peut prédire qu'avant qu'il soil longtemps le nouveau système aura supplanté l'ancien dans toute la capitale, d'où,

graduellement , il se répandra sur les provinces. Déjà plusieurs villes des dé parlements, sans que toutes aient leurs rues éclairées par l'hydrogène, possèdent des gazomètres communs a l'usage des établissements particuliers.

Pour terminer ce que j'avais à dire sur legaz de la houille, j'ai passé légèrement sur l'hydrogène extrait des substances grasses ou résineuses : j'y reviens. En France, nos organesplus délicats, blessés, au foyer de l'Opéra aussi bien qu'au parterre desitaliens, d'une odeur sulfureuse etperfide, ont, en dépit d'un prix plus élevé, préféré, en nombre de circonstances, le gaz extrait de l'huile. Mais celui-ci ne se transmettant guère de l'usine au consommateur par voie souterraine , sous le nom de gaz portatif comprimé il fut, chaque matin , enfermé dans des cylindres de fer battu, vrais gazomètres ambulants, et transporté à domicile. Comme il n'était guère possible, cependant, de vivre en paix dans le voisinage de celle manière de bombe chargée à grands efforts de piston jusqu'il 25 et 30 atmosphères, et toujours menaçant d'éclater, le public prit ombrage, et aurait fini, en dépit de ses qualités inodores, par renoncer au gaz extrait de l'huile, gi M. Hoiizeau-Muiron, de Reims, n'avait découvert le moyen d'établir dans chaque maison, à peu de frais, et sans trop d'embarras, nu réservoir permanent qu'on remplit, chaque jour , de ce gai non comprimé. Aujourd'hui ce nouveau gaz accapare peu à peu l'éclai-

FIEUHS ARTIFICIELLES .

rage des intérieurs, tandis que pour l'illuminaf ion extérieure des cours et des escaliers, des quais, des places et des rues, le gaz de la houille conserve par son bas prix un avanlage incontestable.

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