BETTERAVE
affectés à la culture de la betterave , et une fabrique Tut établie a Rambouillet, aux frais de la couronne. On se rappelle les diverses tentatives qui produisirent , sous l'Empire , des échantillons de sucre de betterave semblable è degros sel blanc, qu'on ne pouvait façonner en pain, et qu'on se passait de main en main comme une curiosité qui excitait les plaisanteries d'un grand nombre d'incrédules. On se souvient, entre autres, de celte caricature qui fit fortune en 1811, et où l'empereur était représenté trempant une betterave dans son café , et en jetant une autre au roi de Rome , en lui disant : Va te faire sucre.
Hais les plaisanteries n'empêchent pas l'industrie démarcher; on continua les recherches. L'Allemagne, vers le môme temps, avait déjà formé plusieurs fabriques de sucre de betterave , que les èvénementsde 1812 et 1813 lui tirent abandonner. En France, c'est en 1827 seulement qu'on recommença a s'occuper d'une manière sérieuse de cette importante fabrication , qui prit un accroissement remarquable vers 1829 et 1830. En 1836,1e territoireproduisaitdéjàun tiers du sucre nécessaire à la consommation, et depuis lors, malgré l'impôt ordonné par les lois de 1837 et 1838, malgré la cessation d'un certain nombre de fabriques établies daus de mauvaises conditions, la production a considérablement augmenté.
Dans diverses contrées de l'Europe, en Silésieel en Bohême surtout, cette industrie a pris aussi de