‹ Iphigenie (volume 2)Chapitre 18 sur 59 · Scène V · texte numérisé non relu

Scène V

En quel funeste état ces mots m’ont-ils laissée! Pour mon hymen Achille a changé de pensée!

Il me faut sans honneur retourner sur mes pas! Et vous cherchez ici quelque autre que Calchas!

ÉRIPHILE

Madame, à ce discours je ne puis rien comprendre, l) »erlî«(jnett, Sugen fïrafen.

\ IPHIGÉNIE. iil

Vous m’entendez assez, si vous voulez m’entendre. J Le sort injurieux me ravit un époux; |

Madame, à mon malheur m’abandonnerez-vous? |i Vous ne pouviez sans moi demeurer à Mycène; J Me verra-t-on sans vous partir avec la reine? |

ÉRIPHILE

Je voulais voir Calchas avant que de partir.

Que tardez- vous, madame, à le faire avertir ?

ÉRIPHILE

D’Argos, dans un moment, vous reprenez la route.

Un moment quelquefois éclaircit plus d’un doute. Mais, madame, je vois que c’est trop vous presser: Je vois ce que jamais je n’ai voulu penser: Achille... Vous brûlez que je ne sois partie1).

ÉRIPHILE

Moi! vous me soupçonnez de cette perfidie!

Moi ! j’aimerais, madame, un vainqueur furieux, Qui toujours tout sanglant se présente à mes yeux; Qui, la flamme à la main, et de meurtres avide, Mit en cendres Lesbos...

Oui, vous l’aimez, perfide!

Et ces mêmes fureurs que vous me dépeignez,

Ces bras que dans le sang vous avez vus baignés, CeÉ morts, cette Lesbos, ces cendres, cette flamme, Sont les traits dont l’amour l’a gravé dans votre âme;

Et, loin d’en détester le cruel souvenir,

Vous vous plaisez encore à m’en entretenir.

Déjà plus d’une fois dans vos plaintes forcées J’ai dû voir et j’ai vu le fond de vos pensées:

1) SDu fcremtft ahrlattgftt, î>ajj irfj afcgemfi fei.

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