‹ IphigénieChapitre 127 sur 188 · V. 1528. Tout mon espoir · texte numérisé non relu

V. 1528. Tout mon espoir

N’est plus qu’au coup mortel que je vais recevoir.

« Au coup, pour dans le coup. Il faut accorder aux poètes ces libertés favorables à la précision et à la rapidité du style. » (Geoffroy.) Racine n’a pris aucune liberté. Au dix-septième siècle, la préposition à s’employait fréquemment pour dans.

« N’espérez plus au néant, dit Bossuet. »

Cf. Corneille (Cicf, iii, 6) :

... Ce qn’il perd au comte, il le retrouve en toi.

V. 1531. Pour trancher d’inutiles discours. — Trancher, couper court à.

Cf. Corneille [Hor., ii, 3j :

Et pour trancher enQn ces discours superflus,

Albe vous a nommé, je ne vous connais plus.

V. 1532. Jours, dans le sens de vie. Voir le vers suivant et le vers 1367.

V. 1333, De cette in fortunée. Iphigénie se désigne elle-même.

De même dans Sophocle [Antig., 43) :

El xô'i vexçov ^ùv xousteïç

T/i^c même ailleurs : 'Avîjp pour èyw.

V. 1537 et suivants. « Tous les mots répondent à la métaphore. Iphigénie parle de moissons de gloire ; elle dit des mains vaillantes pour les recueillir, et un champ qui sera stérile, s’il n’est arrosé. » (L. Rac.)

L. de Boisgermain se demande si l’on peut dire des moissons de gloire. On peut renvoyer ce commentateur timide à Boileau [Art poét.) :

Que de moissons de yloire en courant amassées !

Ce champ... où vous aspirez tous. — Où, pour auquel. Voir la note du vers 1226.

V. 1542. Sourd à Calchas. « On dit sourd à la voix, aux cris, aux menaces, à toutes les choses qui peuvent s’entendre ‘.

Pour qui, sourd à la voix d’une mère immortelle.,, (vers 1370.)

Mais on ne dit pas sourd à quelqu’un. — Sourd à Calchas est donc une

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