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SCÈNE III

CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, ÆGINE, EÜRYBATE,

Gardes.

CLYTEMNESTRE

Ovi, je la défendrai contre toute l’armée.

Lâches, vous trahissez votre reine opprimée 1

EÜRYBATE.

Non, madame, il suffit que vous me commandiez : 1615

Vous nous verrez combattre et mourir à vos pieds.

Mais de nos faibles mains que pouvez-vous attendre? Contre tant d’ennemis qui vous pourra défendre?

Ce n’est plus un vain peuple en désordre assemblé :

C’est d’un zèle fatal tout le camp aveuglé. 1620

V. 1600 {suite). Oa peut aussi, avec M. Marty-Laveaux {Lex. de Hac., cxxii), supposer une ellipse :

« Jamais de plus de sang ses autels n’ont fumé » (s. e., qu’ils ne vont le faire).

V. 1608. Reconnaissez les coups que vous aurez conduits. — Conduits^ dirigés. De même, v. 979,

Que ma crédule main conduise le couteau.

V, 1613. Oui, je la défendrai contre toute l’armée. — On a vu (vers 1494), tout le camp s’opposant à la fuite de Glylemnestre et d’Iphigénie.

V. 1614. Lâches. Ce mot s’adresse aux gardes qui ont été repoussés (v. 1497). Opprimée. Voir vers 1065, cne mère oppressée.

« Cotgrave et Nicot ne mettent aucune différence de sens entre les deux verbes oppresser et opprimer. » (Marty-Laveaux. Lex. de Corn.)

v. 1615. Variante:

Non, Madame, il suffit que vous nous commandiez (167S à 1687).

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