‹ IphigénieChapitre 148 sur 188 · V. 1741. Terrible, et plein du dieu qui Pagitait sans doute · texte numérisé non relu

V. 1741. Terrible, et plein du dieu qui Pagitait sans doute

Cf. Lucain (ix, 564) :

nie deo taci ta qnem mente gerebat

Effiidit dignas adytis e pectore voces.

Vous, Achille, a-t-il dit, et vous, Grecs, qu'on m'écoute ;

Le dieu qui maintenant vous parle par ma voix M'explique son oracle, et m'instruit de son choix.

Un autre sang d’Hélène, une autre Iphigénie, 1745

Sur ce bord immolée y doit laisser sa vie,

Thésée, avec Hélène uni secrètement.

Fit succéder l'hymen à son enlèvement ;

Une fille en sortit, que sa mère a celée ;

Du nom d'Iphigénie elle fut appelée. 1750

Je vis moi-mème alors ce fruit de leurs amours :

D'un sinistre avenir je menaçai ses jours.

Sous un nom emprunté sa noire destinée Et ses propres fureurs ici l'ont amenée.

Elle me voit, m'entend, elle est devant vos yeux ; 1755

Et c'est elle, en un mot, que demandent les dieux.

Ainsi parle Calchas. Tout le camp immobile L’écoute avec l'rayeur, et regarde Eripbile.

Elle était à l’autel ; et peut-être en son cœur

Du fatal sacrifice accusait la lenteur. 17 GO

Elle-même tantôt, d’une course subite,

Etait venue aux Grecs annoncer votre fuite.

On admire en secret sa naissance et son sort.

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