Euripide [Id
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3. Instit. orat ^ X, i, 26. — « Dans sa Critique des deux JphigénieSy P. Perrault suppose que Philarque oppose a au torrent des remarques» de Gléobule ce passage de Quintilien ; et la traduction dont il se sert est celle que donne Racine. C’est donc bien à Racine que Gléobule, c’est-à-dire P. Perrault lui-même, répond très peu solidement sans doute, mais assez plaisamment: «Puisque Quintilien recommande la circonspection et la retenue dans le jugement qu’on veut faire des ouvrages de ces grands hommes (il les appelle ainsi), de peur d’y condamner ce qu’on n’entend pas, je remarque deux choses : l’une, qu’il y avait de son temps des gens qui les condamnaient, et ainsi je ne suis ni le premier ni le seul qui y trouvera à redire ; l’autre qu’il y avait donc des choses qu’on n’entendait pas, et c’était la faute de ces auteurs qui écrivaient si obscurément.» (Note de M. Mesnard.) — Tout cela est assez spirituel ; mais il rren reste pas moins démontré que P. Perrault vl avait pas bien lu la tragédie d’Euripide. « Gi'æcum est^ non legitur.n
ACTEUUS^
AGÂMEMNON.
ACHILLE
ULYSSE
CLYTEMNESTRE, femme d’Agamemnon.
IPHIGÉNIE, fille d’Agamemnon.
ERIPHILE, fille d’Hélène et de Thésée.
EURYBATE | d’Agamemuon.
ÆGINE, femme de la suite de Clytemnestre.
DORIS, confidente d’Eriphile.
Troupe de gardes.
La scène est en Aulide, dans la tente d’Agamemnon.
1. Voici la distribution des rôles, aux premières représentations (si l’on en croit M. Aimé-Martin, qui ne dit pas d’où il a tiré ses renseignements.)
Agamemnon, La Fleur.
Achille, B iron.
Ulysse. Unut^roche.
Clytp MNESTRE, xl/“® Beouchâteau.
Iphigénie, Champmesle .
Eriphile, A/“® (L Ennrbaut.
La seule chose qui soit certaine, c’est que le rôle d’Iphigénie fut tenu par M*'« Ghampmeslé.
Jamais Iphigénie, en Aulide immolée,
N’a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée Que dans l'heureux spectacle à nos yeux étalé En a fait sous son nom verser la Ghampmeslé.
(Boileau, Ep. vu.)
1. La Champmeslé . « Racine, qui l’avait aimée longtemps, et qui, selon le goût de son siècle, récitait admirablement bien, avait pris soin de la former... M"® Ghampmeslé mourut, au mois de juillet 1698, à Auteuil près de Paris, où elle était allée prendre l’air. Pendant sa dernière maladie elle avait renoncé au théâtre, en présence du curé de Saint-Sulpice. Elle renouvela cette abjuration avant sa mort, entre les mains du curé d’Auteuil. Elle fut enterrée à Saint-Sulpice, sa paroisse.» (Brossette.)
Voici en quels termes — assez secs — Racine parle à son fils de la mort de la Ghampmeslé (24 juillet 1698.)
B Le pauvre M. Boyer est mort fort chrétiennement ; sur quoi je vous dirai, en passant, que je dois réparation à la mémoire de la Ghampmeslé, qui mourut aussi avec d’assez bons sentiments après avoir renoncé à la comédie, très repentante de sa vie passée, mais surtout fort affligée de mourir; du moins M. Despréaux me l’a dit ainsi, l’ayant appris du curé d’Aut' uil, qui l’assista à la mort, car elle est morte à Auteuil, dans la maison d’un maître à danser, où elle était venue prendre l’air.»
— On croit aussi que Baron, âgé alors d’environ vingt deux ans, et qui depuis un an. était entré dans la troupe de ï Hôtel de Bourgogne, après la mort de Molière, fut chargé du rôle à' Achille, sur lequel il reçui de. l’auteur même de précieuses instructions. On raconte qu’un jour Baron insistait trop auprès de Racine sur quelques observations relatives à un de ses rôles : b Baron, lui dit le poète, je vous ai fait venir pour vous donner des instructions et non pour en recevoir.» [Œuvres de Racine, avec le commentaire de La Harpe. T. IV, p. 349-50.)
2. Ge mot de domestiques ne marque pas une condition servile et désigne