‹ IphigénieChapitre 152 sur 188 · V. 1781 Le soldat étonné, etc · texte numérisé non relu

V. 1781 Le soldat étonné, etc

Etonné, attonitus, voir la note du vers 1049.

« Ulysse, qui n’est pas si crédule, met cette apparition dans les yeux du soldat.» (L. Racine.)

Tout s'empresse, tout part. La seule Iphigénie 1785

Dans ce commun bonheur pleure son ennemie.

Des mains fTAgamemnon venez la recevoir;

Venez : Achille et lui, brûlant de vous revoir,

Madame, et désormais tous deux d’intelligence.

Sont prêts à confirmer leur auguste alliance. 1790

CLYTEMNESTRE

Par quel prix, quel encens, ô ciel, puis-je jamais Récompenser Achille, et payer tes bienfaits I 1792

Dans ce commun bonheur pleure son ennemie.

« Quel dernier trait, pour achever de faire d’Iphigénie une princesse parfaite I » (L. Racine.)

« Ce récit, remarque M. Patin, est plus puissant sur l’imagination que le dénouement en action par lequel Rotrou a terminé sa tragédie et par celui qui fut, en 1769, si ridiculement ajouté à la tragédie de Racine. La première idée de cette addition appartenait à Luneau de Boisgermain. Voltaire, qui la discute dans le Dictionnaire philosophique (art. Art dramatique), en fait très spirituellement ressortir l’absurdité. 11 termine en disant: » On m’a mandé depuis peu qu’on avait essayé à Paris le spectacle que » M. Luneau de Boisgermain avait proposé, et qu’il n’a point réussi. Il » faut savoir qu’un récit écrit par Racine est supérieur à toutes les actions » théâtrales. » {Traq. grecs, IV, i.)

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