V. 39. Daignez m'en avertir
La Harpe prétend qu’il y a là une impropriété et qu’il faut dire : Daignez me Vapj)rendre^ ni en instrnire.
Au seizième et au dix-septième siècle, avertir avait le sens 6! apprendre^ ù'instruire. de faire savoir :
Cf. Thom. Cf)rneille [Essex, i, 2) :
C’est pour vous avertir de ce qu’il vous faut craindre Qu'à ce triste entretien j’ai voulu me contraindre.
Et Molière [Préc. Bid., 10) : Le moyen de connaître où est le plus beau vers, si le comédien ne s’y arrête et ne nous avertit par là qu’il faut faire le brouhaha !
V. 40. Non tu ne mourras point, etc. « Ce vers est du plus grand pathétique ; voici ce qui s’appelle peindre à grands traits le trouble d’un cœur agité par une situation violente. L’intérêt qu’a pris le spectateur aux questions d’Arcas ne fait ici qu’autrmenter par la distraction profonde où l’on voit Agamemnon. » (L. de Boisgermain.)
V. 43. Tu te souviens du jour, etc. « Euripide remonte plus haut : il s’étend sur la naissance, le mariage et l’enlèvement d’Hélène. Ces détails pouvaient êtrô inléressants pour les Grecs, mais ils ne le seraient pas également pour nous. Horace semble avoir voulu critiquer cet endroit d’Euripide, en disant qu’il ne faut point commencer le récit de la guerre de Troie par l’œuf Léda :
Nec gemino bellum Trojanum orditur ab ovo.
» Racine a cru, avec raison, qu’il valait beaucoup mieux en venir au prodige qui arrêtait l’armée des Grecs en Aulide; l’exposition du sujet en est, en effet, plus rapide et plus claire. » (L. de Boisgermain.)
V. 45. Nous partions, et déjà, etc. Traduction vive et précise du commencement du Livre XII des Métamorphoses d’Ovide. Voir ce passage VApper\9 dme. (NoteF.)