‹ IphigénieChapitre 5 sur 188 · C’est-à-dire le personnage d’Eriphile · texte numérisé non relu

C’est-à-dire le personnage d’Eriphile

§ 4. — Les pièces sur Iphigénie,

^ Avant Eüi’ipido, Eschyle, dit M. Patin E avait traité la fable d’Iphigénie dans une trilogie composée de pièces sur l’ordre et les sujets particuliers desquelles on n’est guère d’accord. Une seule par son titre (0a>vatj.o7rotoi) se rapporte visiblement à la circonstance de l’hymen supposé d’Iphigénie avec Achille. Il est plus difficile de deviner ce qui faisait la matière des deux autres, intitulées plus vaguement Iphigénie, les Prêtresses. La scène de cette dernière a été placée par les critiques tantôt en Grèce, tantôt en Tauride.

Sophocle avait fait aussi une Iphigénie, dont il reste, ainsi que des trois pièces d’Eschyle, fort peu de chose, et sur laquelle on ne sait rien, sinon qu’Ulysse y avait un rôle et s’y employait à tromper Glytemneslre.

La pièce d’Euripide fut imitée par Névius, puis par Ennius.

En 1524, Erasme traduisit en latin l'Iphigénie d’Euripide.

En 1549, parut 1’ « Iphigénie d'Euripide, poète tragique, tournée du grec en français par l’auteur de r.4r^ Poétique. » (Thomas Sibilet.)

Buchanan (né en Ecosse en 1506, mort en 1582) a composé une tragédie latine, Jephté, dans laquelle il s’est beaucoup inspiré de V Iphigénie d’Euripide. [Voir à l'Appendice un fragment de cette tragédie.]

Vers 1640, Gilbert Gaumin, de Moulins (mort en 1667), composa, dit- le Dictionnaire des théâtres^ une tragédie d'Iphigénie, qui n’a pas été imprimée. Gomme tous les ouvrages de Gaumin sont en latin, il y a beaucoup d’apparence que sa tragédie était écrite dans cette langue.

Jean Rotrou (1609-1650) composa en 1640 et donna à rilôtel de Bourgogne sa tragédie d' Iphigénie. Il s’est borné à imiter Euripide dans les caractères qu’il prête à ses personnages et dans la conduite de sa pièce. [Voir à l'Appendice la grande scène entrc Agamemnon, Glytemnestre et Iphigénie.]

Luigi Dolce (né à Venise en 1508, mort en 1568), a fait une Iphigénie. Gette pièce a été réimprimée à Venise, avec les sept autres tragédies du même auteur, en 1560 et en 1566.

En 1772, le bailli du Rollet, qui se trouvait à Vienne, arrangea pour Gluck la tragédie d'Iphigénie de Racine Dès la lin de l’année, on fit à Vienne des répétitions d’essai du nouvel opéra. Ge ne fut pas sans peine, dit M. Fétis [Biographie des Musiciens), que l’Iphigénie de Gluck fut représentée à Paris. Marie-Antoinette, qui avait été élève de Gluck, fil

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