SCÈNE V
En quel funeste état ces mots m’ont-ils laissée I
V. 641. Le bruit de sa noblesse. — Le bruits l'éclat, le retentissement.
Cf. Corneille [Sert., i, 2) :
... Elle-même, hélas! de ce grand nom charmée,
S’attache au bruit heureux que fait sa renommée.
« Le bruit a ici un sens ironique : comme elle ne le regarde plus que comme le dernier des hommes^ elle fait entendre que, quand on le dit fils d’une Déesse, ce n’est qu’un bruit qui peut être faux. » (L. Racine.)
Cette remarque nous semble trop subtile, et nous pensons que J. Racine n’en a pas voulu dire si long. Le bruit, dans Iphigénie et Milhridate, comme dans le vers de Corneille que nous avons cité, signifie V éclat et le retentissement.
Ce qu’il faut surtout remarquer, dit Fontanier, c’est la hardiesse de la tournure, c’est le choix, flatté du bruit de sa noblesse, et qui donne avec joie, « personnification si décidée et si soutenue, que la personne qui fait le choix n’est plus, en quelque sorte, que le choix lui -même. »
V. 642. Son lâche repentir. — Repentir, changement de résolution.
Massillon {Or. fun. de Vülars) . «Les fléaux, comme les dons de Dieu, sont sans repentir. »
V. 644. Dément le sang des Dieux, dont on le fait sortir. — Dément le sang, prouve qu’il n'est pas du sang des Dieux, etc. Cf. Corneille [Cinna,