PRÉFACE DE RACINE. 2B
türe^. Euripide a suivi cette fable, et Ovide l’a mise au nombre des Métamorphoses
Il y a une troisième opinion, qui n’est pas moins ancienne que les deux autres, sur Iphigénie. Plusieurs auteurs, et entre autres Stésichorus®, l’un des plus fameux et des plus anciens poètes lyriques, ont écrit qu’il était bien vrai qu’une princesse de ce nom avait été sacriliée, mais que cette Iphigénie était une fille qu’Hélène avait eue de Thésée. Hélène, disent ces auteurs, ne l’avait osé avouer pour sa fille, parce qu’elle n’osait déclarer à Ménélas qu’elle eût été mariée en secret avec Thésée. Pausanias ^ rapporte et le témoignage et les noms des poètes qui ont été de ce sentiment. Et il ajoute que c’était la créance® commuue de tout le pays d’Argos.
1. « Les autres victimes dont parlent quelques traditions sont une ourse, un taureau ou une vieille femme. Voir les Scholies de Tzetzès sur Lycophron, vers 183 (édition Millier, tome I, p. 463 et 464). — La fable de l’enlèvement d’Iphigénie par Diane, au moment du sacrifice, remonte jusqu’à l’antique auteur des Chants Cypriens. » (Note de M. P. Mesnard. Racine, tome III, 139.)