V. H 19. sang à ces objets facile à s’ébranler
« Terme impropre, dit La Harpe. On ne saurait dire que le sang s’ébranle : ébranler n’est pas ici le synonyme d' émouvoir, qui était le mol propre. » — Misérable chicane. Le sang, comme le remarque justement Aifrnan, est mis ici pour la nature. — A ces objets, par ces objets. Corneille {Cid, iv, 5) :
Hélas ! d quel espoir me laissé-Je emporter?
Facile à s’ébranler. Le verbe réfléchi pris au sens passif.
Cf. Athalie (i, 2) :
Avant que son destin s'explique par ma voix.
V. 1120. Tout prêt à l’accabler. — U se rapporte à Agamemnon. Ce nom n’est pas exprimé formellement dans les vers qui précèdent; mais c’est de lui, et de lui seul qu’il s’agit.
V. 1124-25-26. Je ne sais qui m'arrête et retient mon courroux,
Que... je ne coure, etc.
C’est la phrase si commune : Je ne sais ce qui me tient que je ne fasse
Qu’on fait ici contre eux et contre leurs autels.
DORIS
AhI quel dessein, madame!
ÉRIPniLE.
Ah ! Boris, quelle joie !
Que d’encens brûlerait dans les temples de Troie, 1130 Si, troublant tous les Grecs, et vengeant majmson,
^^e pouvais contre Achille armer Àgamemnonj/
‘Si leurbâme, de Troie oubïïàntTa querelle,"
Tournait contre eux le fer qu’ils aiguisent contre elle.
Et si de tout le camp mes avis dangereux 1135
Faisaient à ma patrie un sacrifice heureux!
DORIS
J’entends du bruit. On vient ; Glytemnestre s’avance. Remettez-vous, madame, ou fuyez sa présence.
ÉRIPHILE
Rentrons. Et pour troubler un hymen odieux.
Consultons des fureurs qu’autorisent les dieux. 1 1 40
telle chose, phrase elliptique, où l’on sous-entend et empêche que. C’est un gallicisme très favorable à la rapidité du style. Racine est ce^ui de tous nos poètes qui a fait entrer dans le style noble le plus de ces tournures familières qu’il sait ennoblir pour la poésie et qui donnent à la sienne tant de vérité. (La Harpe.) C’est le quin des Latins.