‹ IpsiboéChapitre 113 sur 287 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

casion périlleuse, J4 ,r^so^ tâtonne et tie perd, rimprudej^xce 9gi.t et triomphe.

Vingt fers inen,acent Alaniède. . . 11 semble enfin prêt à périr... lorsqu'un nouvel incident vient détourner l'orage de dessus sa tête, distraire ^'attention pi^JDliq^e,et porter le tumulte à son comble. Le sénéchal , illustre chevalier r^ du sang royal, parlait, la visière levée, à la multitude indocile.... Les flots alarmés 4e la foule ont poussé de son côté plusieurs guerriers dont les chevaux rétifs n'obéissent plus au mors. Une lance, par mégarde, atteifit le sénéchal au visage, et de sang a rougi sa pointe. Le noble dignitaire en courroux se croit insulté , provoqué; et par un mouvement irréfléchi, tirant son glaive, il 'a. percé de part en part celui des preux qui l'a blessé. Cet acte inique de vengeance a soulevé les frères d'anijjes du malheureux; ils se jettent sur le sénéchal, qui , défendu par les amis du pouvoir , a bientôt un parti nombreux. On se questionne, on s'entrechoque, on s'invective, on se terrasse ; enfin , en cet excès de vertige, sans savoir de quoi il s'agit, sans

s'écouter , sans se comprendre, les chefs en fureur crient: aux armes!.,, et sur l'emplacement de la fête, le combat devient général.

Au milieu de l'horrible bataille et du scandaleux tintamarre , Alamède avait disparu... Tandis que l'indignation générale, eu changeant de direction, se tournait contre le sénéchal, l'orphelin , perdu dans la foule, s'était vu poussé violemment, et par des piétons demi-morts et par des cavaliers demi-fous, jusqu'à l'extrémité de la place. Là, son destrier fougueux, piqué par la pointe d'une hallebarde, l'avait emporté malgré lui , avait franchi en peu de temps un espace considérable, et, soit par hasard, soit par instinct, n'avait arrêté son essor qu'à la porte de l'hôtellerie où son maître était descendu.

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