LIVRE I
«ferait à peine attention.... mêmeausire de )) MonteroUes.
>; — Serf impudent 5 c'en est iissez ! s'est >) écrié le paladin. Laissons là ces récits ab- » su)"des. Que me fait la dame aquatique , ses
» intrigues et ses panacées ! Où estla route
)) de MonteroUes ?
» ■ — Descendez le sentier du bois , vous » serez ce soir sur vos domaines. »
Le fier Hugues s'est éloigné: puis redevenu maître de lui-même, et reprenant r^ir le plus calme, il est retourné sur ses pas.
(c — Comptes-tu revoir Alamède ?
» — Ce matin même , si je le puis.
» — En ce cas , dis-lui de ma part que » s'il se trouve jamais sans apppui, privé » d'asile et sans secours^ il peut venir » à MonteroUes ; Hugues sera son pro- » tecteur. »
A ces mots , le bon et sensible Izorin lève un regard attendri sur le banneret.
» — Magnanime guerrier , reprend-il , » quoi 1 vous protégeriez Alamède ? Quoi ? » s'il est un jour malheureux, vous se- 3® Edit. Tome L 2
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y> riez son soutien , son ami ? Ah î pardon , >) sire chevalier ! pardon de ma phrase )) offensante ! que maintenant je m'en » repens ! »
La touchante réparation du villageois émeut le coeur du paladin ; mais troji superhe pour écouter la voix du sentiment :
« — Vassal présomptueux! répond-il, je » ne sais ce que tu veux dire. La piqûre d'un » insecte impatiente, mais elle ne peut of- » fenser. Néanmoins, si ta vanité tient à » l'honneur de mon pardon , sois satisfait , » je te pardonne. »
Izorin, stupéfait, recule.... et se reprochant un élan de reconnaissance qu'un affront venait de payer, il siffle un air champêtre et s'éloigne.
Hugues s'est dirigé vers les hois. c<— 11 re- » vient de la Palestine^ se dit le villageois à » lui-même. Quelle humilité chrétienne il » rapporte de son pèlerinage armé!,.. Ce » saint croisé ne me pardonnera jamais, h » moi pauvre pâtre, de l'avoir fait sortir, » en l'irritant , de sa dignité compassée,