‹ IpsiboéChapitre 142 sur 287 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

Alamède est hors de la salle , le duc de Roquemire l'a suivi. <( — Comte Edgar! dit » le templier, en cette vaste capitale quelle » demeure avez-vous choisie ?

» — Votre palais, illustre duc. J'aurais )) craint de vous offenser en choisissant un » autre asile.

» — Vous rendez justice , seigneur , à mes )) sentiraens dévoués. Et vos serviteurs, où y> sont-ils ? ^

)) — Je n'en veux d'autres que les vôtres. )) Pourrais-je en choisir de meilleurs?

» — Disposez de tout ce qui m'appartient », reprend le généreux vieillard; « nies ri- )) chesses

» — Jeles accepte,)) interrompt l'intrépide page, « du moins pour un temps limité : j) un refus vous outragerait. Ah ! puisse » Edgar reconnaissant s'acquitter un jour )) envers vous!

)) — Je pars cette nuit pour trois jours, » dit le grand-maitre en s'inclinant. « Corn- » mandez ici à ma place ; mais ne vous )) montrez point en puhlic, et sortez peu de )) ce palais : on pourrait épier vos pas • et

3o8 IPSIBOÉ.

» vous seriez peut-être arrêté. Ali! de » grâce , soyez prudent ; ne vous faites point » reconnaître.

» — Qui? moi .' me faire reconnaître î »... répond le malicieux Alaraède , « le comte » Edgar ne le saurait. Loin de me révéler )) à personne, ici je me cache à moiy) même. »

En un appartement magnifique , le templier conduit l'orphelin; et lerecommandant aux soins de son nombreux domestique, il se retire. Le jouvencel , l'esprit bouleversé par la multiplicité de ses aventures, congédie en riant ses pages, se jette sur son lit , et s'endort.

FIJS DU TOME PRKMIER.

IMPRIMERIE DE HUZARD-COURCIEf;,

Page 1