LIVRE VU
) grands avantages soient promis à votre > avenir. Peut-être un brillant liyménée ) vous appelle à de hauts destins. Peut- » ê\je une ricbe héritière vous aura déjà • octroyé le don cH amoureuse mercy.
» — Depuis deux jours en cette ville ; » épond gaîment le jouvencel, ce il m'est ' advenu tant d'évènemens étranges, que I la soudaine passion de quelque opulente ' inconnue n'aurait rien qui pût me sur- I prendre ; maintenant je crois tout possi- I ble. Cependant, j'en dois convenir, le don I d^ amoureuse mercy ^ qui peut-être m'est ' destiné , ne m'est point encore octroyé.
» — Tout orphelin de mon royaume , »
éprend gravement Zénaïre, « trouve en moi une protectrice; et le titre que vous portez vous garantit ma bienveillance. Si votre cœur est libre encore, je veux vous choisir moi-même une compagne, dont la naissance et la fortune vous assignent un rang dans le monde , et vous assurent à ma cour cette indépendance superbe qui paraît l'objet de vos vœux.
» — Qui ? moi ! )) dit le page d'Eral « je
4o IPSIBOÉ.
» ferais de l'autel d'hymen le marche-pied » de ma fortune î Mettant à part le sen- » timent , j'attendrais mon rang d'une » épouse, mon bonheur des distinctions , et )) ma liberté d'une chaîne !.... Non , mieux » -vaut pour un cœur aimant, douce amie » que puissante dame.
y) — Je le vois, interrompt la reine, votre » choix est fait, vous aimez, »
Elle dit j et ces mots prononcés avec l'expression rêveuse d'un mélancolique regret, ont, involontairement sans doute, provoqué un aveu d'amour; une invincible i attraction fixe sur l'oeil brûlant d'Alaraède
le doux regard de Zénaïre et l'orphelin
n'est plus à lui.
(( — Si j'aime !... s'est-il écrié. Oh ! que )) n'ai-je encore en ces lieux le calme de » l'indifférence ! Hélas .' je l'avoue en trem- » blant, Alamède n'est plus le même, et » son im])rudence en est cause ; pourquoi » ai-je voulu quitter les vallons et la soli- i
» tude ! Ah ! pourquoi surtout ai-je vu |
» l'enchanteresse couronnée dont le nom j )) remplit l'univers !.... »