LIVRE X. ibO
debout contre un poteau appuyée , implorait le Dieu des chrétiens. Seule en vue sur une éminence, la main levée en clief suprême, d'un air de triomphe sauvage, elle semblait venger le ciel, dicter ses ordres à la terre, et commander à l'incendie.
Tout à coup on la voit chanceler. . . Un mouvement convulsif a désordonné ses traits. Ses dents se choquent, ses bras se tordent, ses cheveux se dressent; et un cri tel que la nature humaine n'en peut faire entendre ici-bas qu'une seule fois dans les siècles, un cri de désespoir, tel que jamais ])eut-être n'en ont poussé ni les cavernes de la mort , ni les gouffres de la damnation , un cri hors de toute expression et de toute ^ image , s'échappe de son sein.
Au sommet de la tour brûlante, et dans un tourbillon de flammes, son fils vient de lui apparaître tenant en ses bras la reine Zénaïre expirante.... Soudain avec le fracas du tonnerre, une partie de l'édifice s'écroule Un nuage épais l'enveloppe
La tour, la princesse, Alamède, tout a
j66 ipsiboé.
disparu; et la dame de Saint-Chiisogone ,
plus foudroyée que ses victimes, n'a plus,
près du poteau fatal, que l'apparence de la
vie.
i\\' w\v\> v\% v\ wv»w* vv^ w» \v^^^.vvwvvwv^'wvw^'vwwvvv\'wvwwv4^v\^lwws