LIVRE II
» — J'en ai trois.
» — Trois !
» — Izorin j Ipsiboé. . . .
» — Et le troisième ?
» — L'Eternel.
» — Il méritait la première place.
» — Sans doute ; mais avec les deux au- )) très mes relations sont plus intimes ; et « je les connais , je l'avoue, un peu plus M particulièrement.
» -—Seigneur, à toute objection vous » avez une réponse prête ; mais d'ici com- )) ment s'évader ?
» — De mille façons.
» — Et lesquelles ?
» — En sautant par une fenêtre, Izorin , )) on peut
» — • Se tuer .
» — On n'est plus captif au manoir.
» — Triste moyen de briser ses fers ! Un » autre expédient, je vous prie,
y) — On met le feu à la forteresse , et à » travers l'embrasement on se fraie une » sortie.
y> • — Et si l'on périt dans les flammes ?
j) — On n'est plus captif au manoir.
» — Affreux mode de délivrance ! N'a- » vez-vous point d'autres ressources ?
» — Le soir, à l'un des trophées de la » grande salle de guerre , on peut s'armer y) de pied en cap ; puis , à la faveur des té- » nèbres, on se dirige vers l'issue la moins » bien gardée, on se jette sur le faction- » naire , on le terrasse , on prend ses » clefs ....
M — Et da/is la lutte s'il vous tue ?
)) —On n'est plus captif au manoir.
» — Mauvais , absurde , extravaj^^ant ! y> Pardonnez, seigneur j ma francliise : dans » tous vos plans je vois la mort.
» — Je la préfère à l'esclavage.
» — Moi je ne la préfère à rien.
)) — Le trépas n'est qu'un beau réveil.
)) — - Ne nous réveillons pas encore.
)) Sont -ce là, poursuit Izorin, vos y) seules voies de salut ?
)) — Non, certes : voici la meilleure.
->) Béatrix , à la fin du jour, viendra te clier- )) cher pour te conduire hors de la citadelle. » Je revêtirai ton sarrau , tu prendras mon