ÉPILOGUE
toutes choses , afin d'égayer ses spectacles , parmi ses ouvrages sublimes plaça peutêtre une parodie , et nous sommes cette misérable.
Plusieurs chevaliers du Temple, revenus d'une mission secrète , sont introduits un soir auprès de Raymond. Us portent une nouvelle étrange. Selon eux, la reine existe encore ', ils croient avoir découvert la sohtude qu'elle habite. Tel est le récit de leur chef, du templier Saurin de Volnare :
« — En traversant une contrée peu dis- » tante de la capitale, nous nous étions ar- » rêtés à la lisière d'un bois qui dominait » un vaste marais.... tout à coup sur l'hu- » mide plaine, une femme qu'un voile noir » enveloppait des pieds à la tête, se glisse, >) seule, à pas furtifs, derrière des halliers » sauvages.... Notre aspect l'avait effrayée; » et son costume , son maintien , jusqu'à sa » marche , tout en elle nous avait frappés » de surprise.
» Un pâtre s'offrit à nos yeux ; nous vou- » lûmes le questionner. 11 habitait depuis
» peu le vallon. « — Tout ce que je sais y » nous dit-il , c'est que la dame mystérieuse y) est inconnue à la contrée; que les uns la )) regardent comme une magicienne , d'au- )) très comme une fée, et d'autres comme » une grande princesse que le malheur et » de violens chagrins ont confinée sur cette )) plage. Nul n'approche de sa demeure j y) on lui donne des noms hizarres; personne » ne voit son visage ; et l'on pense qu'un )) vœu sacré lui défend de lever son voile.
» — C'est ma fille ! )) s'écrie Raymond ; « ce doitêtremaZénaïre. Une grande prin- » cesse, dit-on ; en est-il d'autres en Pro- )) vence? Mais comment expliquer?., IN'im- )) porte ! Demain retournez au marais, )) pénétrez jusqu'à sa retraite, et ne revenez » point sans elle. Yous respecterez sa per- » sonne, et ses mystères, et son vœu. Ne )) vous permettez auprès d'elle aucune ques- » tion curieuse 5 qne son voile reste baissé. r> Entourez-la de soins et d'égards.... Partez )) h l'instant , hatcz-vous , votre roi va )) compter les heures. »
Le jour suivant, le monarque, retiré