‹ IpsiboéChapitre 274 sur 287 · ÉPILOGUE. nQrj · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. nQrj

sur une scène à grand spectacle. Sa taille est droite, sa tête haute, et un voile immense la couvre.

Elle s'arrête au pied du trône avec la gravité flinéraire du représentant d\in fantôme en une tragédie lugubre. Sous son vêtement ténébreux, elle croise ses bras sur sa poitrine , et garde un silence sévère , analogue à son attitude.

«— Etrangère ! » dit Piaymond d'une Voix émue, « veuillez relever Votre voile. »

Mais l'inconnue n'a répondu que par un geste dédaigneux et par un signe négatif.

Accoutumé à être obéi , le prince impérieux commande et l'un de ses preux,

d'une main humble et soumise , exécute l'ordre imposé. La mante noire de la dame tombe au même instant à ses pieds.

« — Monarque tyran ! s'écrie-t-elle , » maintenant es-tu satisfait? »

Satisfait n'était pas le mot : qu'a vu le roi?.,. Ipsiboé.

Le froïii découvert et rasé , telle qu'un jeune enfant de chœur, et l'œil étincelant

comme une pythonisse sous l'influence du feu magique, la dame de Saint-Ghrisogone restait immobile et debout. Une robe de soie vert pomme, taillée en manière de sac, était nouée sous son menton, descendait flottante à ses pieds , et par de larges échancrures laissait un passage à ses bras. L'uu d'eux, qu'elle s'était blessé en une opération chimique, était enveloppé de. bandelettes comme un membre d'une momie ; et l'autre, nu jusquesjau coude, était taché des divers sucs de plantes, d'écorces, et de minéraux qu'elle broyait et triturait avec ardeur au moment même où les envoyés du roi l'abordèrent.

Elle porte à ses pieds des sandales que nouent des lisières de cuir garnies d'agrafes eu bronze; au milieu de sa poitrine est attaché un saint Fernand de cuivre dans vm petit pavillon d'étain; enfin, un chapelet rouge à grains de la grosseur d'une noix laisse pendre devant elle , à la hauteur du genou , un crucifix d'ébène doré.

En ce singulier appareil, eiile semblait l'informe essai d'une madone des teiiips

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