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mont élevé (i), il découvre la fameuse plaine (2) où Marius , un siècle avant l'ère chrétienne, défit l'immense armée des Teutons.
« — Yois-tu ces vastes? champs vers le » nord? dit le troubadour au jongleur. Là, -» jadis, en moins de deux jours , deux cent » mille soldats périrent. Piegarde cette ri- » vière à l'est (3). C'est là que les femmes » des Teutons , voyant fuir leurs époux » vaincus, fondirent, armées de haches, » de couteaux et de piques , au plus épais » de la mêlée. Frappant sans distinction » leurs ennemis pour les repousser , et leurs » maris pour les ramener au combat, elles
(1) La montagae Sainte-Victoire: elle est élevée , dit-on , de cinq cent trente-deux toises au-dessus du niveau de la mer. On croit qu'elle porte ce nom depuis la grande bataille de Marius.
(2) La plaine de Tretz , où l'on adorait la nymr phe Trittia. M. de Peyresc y trouva l'inscription d'un vœu fait à cette nymphe par Marcus Vibius Longus. — Voyage de Prou, j 1. 1 , p. 79.
(3) La rivière de l'Arc.
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M saisissaient avec leurs mains les glaives )) nus de leurs adversaires, et les retour- )) naient contre eux-mêmes. L'air reten- » tissait des hurlemens épouvantables de
» ces héroïnes sauvages Marius recula
» devant elles.
» — Sexe charmant!... dit Izorin. »
Mais l'exclamation louangeuse aurait pu être mieux placée.
« — - Le jour suivant , continue Alamède, )) Marius reprit le combat , et sa victoire » fut complète. Prisonnières au camp ro- )) main, les amazones, dans la nuit , massa- » crèrent, toutes, leurs enfans, et s'étran- » glèrent elles-mêmes (i).
)) — Incomparables créatures! y) a repris de nouveau le pâtre.
(( — Et voici » , poursuit le jouvence! alors descendu de la montagne, et montrant à son compagnon les débris d'un grand édifice : « voici l'arc de triomphe que fit élever
(i) Voyez , sur ces faits, toutes les histoires de la Provence, — Plutarque, — et les Lettres de saint Jérôme.