LIVRE IV. l
j) aux associés du grand ordre. Ces clieva- )) fiers ne scrutent point leurs actes réci- » proques. Une outrageante méfiance n'en- » tre point dans leurs nobles cœurs ! Point n de félons sous leurs bannières ; jamais de » délateurs parmi eux. C'est la vertu qui » les conduit , c'est l'esprit saint qui les » éclaire. »
Puis avec Paccent le plus tendre : « — Mon )) Alamède, poursuit-elle, suis, à l'exem- » pie de tes pères, le sentier sacré de l'hony) neur. Sur la terre des iniquités , que de » pièges tendus à l'homme !.... Fuis l'usur- )) patriCe du trône, son père a fait périr le )) tien. Crains les charmes de Zénaïre !.... » La beauté de cette reine aîtière est ï) comme l'astre au fatal présage qui sem- » ble un messager de gloire , et n'est qu'un » moteur de tempêtes... . O mon fils ! j'ai )) cru pouvoir répondre de ta loyauté au » noble duc de Pvoquemire. Sois digue de » ton grand avenir! A l'imitation du prêtre » et du pharisien, ne passe jamais auprès » du malheur sans t'arrêter ; et surtout, » tel que le corbeau sorti de l'a relie et
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» perdu dans l'espace immense, n'oublie >) point la maison de Dieu. »
Izorin accourt alarmé.
a — De grands périls ici vous menacent y> à travers les brèches de ces antiques gay) leries, je viens de voir passer d'effrayantes » figures. Nous sommes au pouvoir des bri- )) gands.
» — Pâtre ! répond avec dédain la dame » de Saint-Cbrisogone , puisque tu trem- ))bles, prends la fuite, et ne te montre )) plus à mes yeux. J'aime mieux voir un » brigand qu'un lâche ! ))
Elle s'appuie sur son bourdon : d'un pas lent et majestueux elle marche vers la chapelle j et s'adressant au jouvencel : « — -Tu » n'as rien à craindre, suis-moi !
» — Et pour nous défendre contre une » horde d'assassins , murmure Izorin d'une M voix étouffée, quelles sont nos armes ? un » bourdon j nos boucliers? une mandorej » et nos défenseurs? vme femme. »
Plus bas il ajoute : (( — Une folle.
>» -—Une femme!.... répète ïpsiboé avec » sa véhémence accoutumée. Izorin, re-