LIVRE I
» qu'elle disparut subitement de son logis » le lendemain du grand embrasement qui y) dévora trente maisons du village.
)) — Est-il possible ? En ce hameau il y » a eu un incendie ?
» — Aussi vrai qu'il y a eu un déluge.
» — Et sans doute Ipsiboé fut soupçon- » née ? . . .
» — Ipsiboé ! Que dites-vous là ?.. . Le y) canton se méfierait plutôt du Père Eter- » nel que des intentions d'Ipsiboé.
» — Il me semble cependant que cette » dame du marais, la bienfaisance même^ » n'aurait pas du quitter le pays lorsque )) ses secours et ses consolations y étaient )) nécessaires. -
)) — J'en conviens, sire chevalier; mais )) dans ses actions , même les plus belles , )) il y a toujours du confus et de l'équivoy> que. Je ne puis m'empêcher de l'avouer, » à sa suite est je ne sais quel malin esprit » qui brouille et dérange toujours ses en- » treprises bienfaisantes. Je le dis à regret ; » n'a-t-on que faire d'Ipsiboé , elle arrive » incontinent ; et malgré ses excellentes
s IPSIBOÉ.
y> vues,, tout se désorganise autour d'elle. » A-t-on besoin d'IpsiLoé , impossible y> de la trouver, on ne sait jamais où elle » est.
» —L'excellente personne ! s'écrie le pa- » ladin , la précieuse ressource ! l'admirable » soutien ! combien je vous félicite de pos- » séder en ces jiarages cet inestimable tré- » sor!.... A-t-elIe des parens, une famille?
» — C'est à quoi nul ne peut répondre. )) Cependant quelques-uns se sont imaginé » dans le hameau que le jeune Alamède, ») le bel orphelin d'Aiguemar , l'élève du » marquis Eral, lui tient de plus près qu'on » ne pense, et pourrait bien être son fils.
» — Et connais-tu ce jouvencel T^
>; ~~ Si je le connais I.... Compagnon de ):> ses jeux , et souvent témoin de ses études , » j'ai passé toute mon enfance auprès de y) lui, et j'y serais encore sans le fatal re- » tour d'ipsjboé,
» — Mais quel rapport peut - il exister » entre l'élève du marquis et la bonne » femme du marécage ?
» —La bonne femme du marécage .' , »