LH'RE V
y> poiiance. Malheureux! je les ai perdues.
)) — Jeune homme! « dit le vieux sire de ISIonteroHes d'un ton plein d'intérêt, c( je » prends la plus vive part à vos peines. As- )) seyez vous auprès de moi; racontez-moi T) votre aventure; je puis vous être utile. )) Comment avez-vous perdu les lettres )) d'Ipsiboé? A qui étaient-elles adressées? >j
Quel changement prompt et complet dans les manières du baron à l'égard d'Alamède! Celui que l'instant précédent, il daignait regarder à peine, est maintenant à ses côtés, assis au haut bout de la table, occupant la place d'honneur. -
Le page d'Eral conte naïvement l'aventure de la fontaine, et termine ainsi son récit : (( — Une des lettres d'Ipsiboé devait )) être par moi remise au duc de Roque- » mire, à Aix.
» — Au duc de Roquemire! qu'en tends-
» je! Imprudent! Ce papier peut-
)) être.... Les pins funestes conséquences... = » Il faut voler à sa recherche!.... Holà! )) pages, varlets, soldats! qu'on s'arme, )) qu'on allume des torches! qu'on ne perde
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)) pas un instant! et qu'une eseorte de )) quinze hommes accompagne ce damoisel )) au perron d'armes cl'Amalric.
» — Je suis bien coupable, il est vrai, » reprend l'orphelin d'Aigueniar ; mais les « évènemens du jour ont été si multipliés y )) si inconcevables, si imprévus, qu'ayant )) égaré mes esprits, ils rendent ma faute
)) excusable Sans le malheur arrivé ce
» matin à Ipsiboé.....
y> - — Ah ! juste ciel ! que dites- vous !... . » interrompt le châtelain avec une exclama-" tion d'effroi. « Quel surcroît de désolations ! ;) 11 serait arrivé ce matin un malheur à )) Tpsiboé?
p) — Pierre de Bruys et sa troupe, aux » ruines de Marius , se sont saisis de sa )) personne.
)) — Elle est au potlvoir de ces monsy> très ?....
» — Dieu ! quelle rumeur ! quel vas» carme !.... dit alors le fils du baron. Une )) lettre perdue, des brigands, une belle » au pouvoir d'un monstre, un enlèvey> ment, des ruines Scène admirable