‹ Irène et les ennuquesChapitre 9 sur 15 · ifù:m: i:t i,ks ki;m;<,)UKs · texte numérisé non relu

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iiioM ciiluiil. hi licmhlfs iiuioiii'criuii. In redoutes ceux mriiK's (|iii I iicchiinrti (. 1 il «(niriiiis trop Ifurs crRurs pour le confier il Iniis cris.

L'einpcr(!iir dardait des rcf^ards fous autour dr* lui :

— (^c sont des cris de uiort et de Fureur

— Contre moi; non contre toi,... répliquait Irène, violente... Tu as protégé les complots, accueilli les traîtres.... Voici le succès de ton oeuvre!

— Ta langue est perfide, Despoïna,... dit Constantin avec angoisse;... et ta moquerie facile.

— Tu hésites à paraître devant le peuple?...

— J'hésite ; c'est vrai... Je ne devrais pas hésiter. Il ne m'appartient plus d'hésiter. ^

Irène s'abandonnait à ses fureurs justes :

— Afin de connaître toute débauche, tout avilissement, tu livres Byzance aux factions des soldats iconoclastes Salue ton œuvre, aujourd'hui. Aie le courage

de ton désir. Prends les insignes, empereur des prostituées et des gitons Cesse de blêmir, donc! Salue

ton œuvre courageusement.

Le fils, baissa les yeux :

— Les insignes !

— Oui,... insistait Irène, sur un ton ferme,... il convient de les revêtir.

Constantin vociféra :

— Ce sera une somptuosité inouïe pour la nation de Byzance. Un basileus, le bandeau contre le front, le globe dans une main, Tépée dans l'autre, et, làdessus, sans doute, le bras levé du bourreau. Vraiment

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ce sera une soinpluosité cligne de vous, très pieuse DespoïiKi, ma incre..., et de l'Augiista, ma (einnie. Les petits eulanls des enfants qui vont voir cela... pourront le dire... au siècle liitur... Vraiment, ce sera une magnificence.

A le voir sincère en cette terreur, Irène eut pilié :

— Tu délires, Constantin.

Il feignit une vaillance noble :

— Je ne faiblirai pas, rassure Ion àme. Protovestiaire, approche.

Le protovestiaire se prosterna et lui posa la pourpre :

— L'étoffe sera plus vermeille tout à l'heure,... prévit le prince livide et majestueux.

Marie et l'époux se regardèrent. Lui, se détournant, ordonna :

— A toi, Préposile.

Le fonctionnaire se prosterna, lui remit le globe de l'univers, et la croix du Christ.

Constantin fit mouvoir le globe dans sa main.

— L'univers de justice roulera en même temps que ma tête jeune sur l'échafaud. Augusta Marie, tache de voir mon sourire alors. Il sera digne, je l'espère, d'un empereur.

Irène, le pressa :

— Le peuple crie, Constantin. Ilàte-toi. Le peuple attend que Ta Majesté paraisse... Honore Byzance, mon fils... si tu le peux.

— Pourquoi dire ces choses, Despoïna... Je suis un

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honiMH'. Seuls les ('iimujiics d les femmos crîiiguriil... Avance, loi.

Le (iiaïul l)oinestif|iie se prosterna, remit le glaive à son maître tremblant et souriant :

— Me voilii clone paie pour la cérémonie... Vous me regardez tous; et votre tristesse m'épouvanterait si je...

Il se tut. Il écouta les clameurs plus obstinées du peuple. Irène lui saisit le bras :

— Voici rinstant de paraître. Honore le nom romain s'il se peut encore que tu n'aies pas perdu toute mon âme.

En se dégageant, il la repoussa :

— Je l'honorerai, Despoïna. Empêche seulement l'Augusta de pleurer ainsi, elle m'enlève mon courage... Pourquoi pleurer, femme ?

— Je vois le pouvoir des traîtres entourer ta justice... Et tu m'as reniée, et tu m'as rejetée, tu m'as abattue sous les pieds des prostituées...

— Tais-toi !

Revêtu des insignes, le jeune homme se tenait rigide le dos au vantail, le glaive d'une main, le monde dans l'autre. Les simandres retentissaient éperdument sur la ville.

— Les simandres t'appellent suppliait Irène.

— Elles appellent..., ricana Constantin.

Irène le secoua :

— Ordonne, que le vantail s'ouvre sur Byzance.

— Attends encore. Mais ne me regardez pas ainsi

tous, tous... (larsi je cessais de consentir... Si je cessais... 0 Thros !!... .1 aillais pu nie repentir... J'awlais pu t'élevcr des églises somptueuses... Va tu laisses le (aihle sans secours aux mains des féroces, aux mains impies des magiciennes. Oui, oui, toi, mu mère, dans les caves d'I^leuthérion, tous le savent, tu évo- (jues des l'antomes sanglants qui fument sur les cercles tracés dans la poudi'e d'os humains... Tu fais aussi tressaillir la terre. Les villes s'écroulent,... (|uand avec deux doigts levés, tu vises la face de la lune, en prononçant des mots anciens. Ton patriarche, et Jean, ton philosophe, achètent des petits enfants pour faii»' cailler leur sang vierge.

Des rumeurs, au dehors, le firent pâlir.

Phares lui baisa la dalmatique :

— Kcoute, Basileus, le peuple te veut voir... Permets que j'ouvre ce vantail.

— Non... non... je ne veux pas encore. Il le renversa d'un coup de pied.

— Je veux chérir encore les êtres ! Je veux voir encore des splendeurs, je veux entendre des musiques suaves... et saisir dans mes mains le battement des cœurs de femmes. Au loin, les insignes ! Au loin, vous autres ! Au loin, la mort !

Et tout en déclamant, il se dépouillait. Marie se traîna sur les genoux, lui élreignit les jambes :

— Mais écoute-moi, écoute... Laisse ouvrir ce vantail, tu verras le peuple. Il t'acclame...

— Safureur negrondc que contre moi !... jurait Irène.

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