‹ IrnerChapitre 25 sur 47 · EX · texte numérisé non relu

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( 110 ) « péchant son assassin de se vanter « d'un exécrable triomphe ; qu'en la- « vant dans son sang l'outrage qu'il

« a fait à ma Sœur. »

Pour exécuter cette résolution il ne manquait plus que de trouver le coupable. En recueillant ses souvenirs pour répondre aux questions dont elle fut pressée à ce sujet, Eudomire crut se rappeler que l'inconnu avait un accent étranger ; il lui sembla même que ce n'était pas la première fois qu'elle entendait sa voix; mais la frayeur et l'obscurité de la forêt l'avaient empèchée de voir sa figure. Un événement qui survintau bout de quelques jours mit fin aux recherches des fils de Barescut.

Depuis la nuit fatale Eudomire

( HE) n'allait plus à la ville sans être accompagnée de ses frères. Un jour qu'elle traversait avec eux la placesur laquelle est bâtie l’école de droit, üis la virent pâlir et se troubler. Elle serait même tombée en défaillance si leurs bras avaient cessé de la soutenir. Ce ne ffit que bien loin de cet endroit qu'elle put leur apprendre la cause de son émotion. Elle avait cru reconnaître a voix de son ravisseur dans un groupe d'étudians qui étaient arrêtés et parlaienttout haut devant leur école. L’un de ses frères se détacha aussitôt. et y courut : la place était déserte; mais les Barescut se crurent sur la trace de l’homme quils.cherchaient. ... Pour rendre leur vengeance plus terrible et plus assurée, ils ne balancèrent pas à punir sur une Corporation tout entière

112 ) les torts d’un individu qu'ils en supposaient membre.

Ils avaient confié leur secret à Irner ; sans doute qu'ils le consultèrent aussi sur les voies par lesquelles ils pourraient parvenir à $e faire justice.

Peut-être même ne durent-ils la désienation du coupable qu'à l’animosité qui régnait entre les étudians en droit et ceux de l’école de-physique, dont le chevalier partageait les études et les sentimens; peut-être ne durent -1ls qu'à son génie inventif et sombre le choix des moyens par lesquels ils satisfirent leur vengeance.

Pendant les chaleurs excessives qu'amène lété de notre climat, Vesprit devient paresseux comme le corps; la moindre fatigue suflit pour lasser celui-ci ; celui-là n’est suscep-

tible que d'une attention légere et peu prolongée. Ce n'est qu'aux heures où le vent du soir vient rafraîchir notre atmosphère que l’un et l'autre reprennent leur vigueur accoutumée.

Aussi tant que le soleil est dans le signe du scorpion les cours des écoles publiques ne se faisaient qu'aux approches du crépuscule , ou même pendant les premières heures de la nuit. Ge fut au sortir de l’un de ces cours que les frères d'Eudomire, bien armés, et secondés par quelques paysans qu'ils avaient su intéresser à leur cause, -vinrent atteudre les étudians en droit.

Vers le milieu d’une rue qui abouut à la place de l'école, et par laquelle les élèves avaient coutu’ne de passer, se trouve un puits large et pro-

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