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( 1r4) fond, auquel les muletiers viennent pendant le jour puiser de l’eau pour abreuver leurs bestiaux. C'est là que s'étaient postés les Barescut avec leurs amis..... La rue est st étroite qu'on ne peut y défiler que par groupes peu nombreux ; l'avantage de la position, de la nuit et des armes leur donnait la.
certitude d’être toujours supérieurs en forces à leurs adversaires.
Cépendant on voulait choisir les.
victimes : on savait que le coupable était un étranger ; c'était sur les étrangers seuls qu'on voulait diriger les coups.
Il ya dans toutes les langues, et surtout dans les idiomes bornés à une très-petite étendue de pays, un accent que les étrangers ne: peuvent jamais reproduire en les parlant. La pronon-
giation des mots dans lesquels cet accent se trouve au plus-haut degré pouvait donc servir à distinguer les.
trangers des aborigènes.... La machination réussit au-delà de toutes les espérances : à mesure que les étudians s'engagèrent dans la rue ils furent saisis et forcés à proférer la salutation de la nuit; tous ceux qui hésitèérent où qui ne prononcèrent pas au gré de leurs interrogateurs les subtiles nuances des sons qui la composent, furent égorgés au.
même instant, et précipités dans le puits.
Anaxile ne pouvait échapper à son sort; 1l fut interrogé le dernier, et fut massacré comme tous ceux de ses.
condisciples qui avaient été tralus par leur accent, Mais hélas! combien d'in
( 116 ) nocens avaient péri avant on atteignit le coupable !
Vous avez tous connu les poursuites judiciaires auxquelles cet événement donna lieu : le crime était énorme et bien manifeste ; cependant l’on ne put qu'en soupçonner les auteurs. Après avoir employé tout son crédit à assurer leur impunité, Irner partit pour l'ile de Rhodes , emmenant avec lui les deux fils de Barescut, l'ainé en qualité d’écuyer, et le second avec le titre de page. »