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TOME I

Descriptions scientifiques qui seraient peut-étre mieux placées, etc. — PRÉFACE, alinéa 5°. Je n’ai pas besoin d’indiquer au lecteur les passages où se trouvent ces descriptions ; il les aura suffisamment reconnus en lisant l’ouvrage. Encore moins ai-je besoin de lui indiquer, dans les autres œuvres de lord Byron ; les endroits qui en présentent d’analogues. Ainsi que plusieurs

auteurs modernes, ce poète a mis à con- |

tribution la physique et la physiologie.

L’immense popularité que les sciences ont acquise dans le siècle dernier et au commencement de celui-ci est sans doute la première cause qui a porté les littérateurs à emprunter ces ressources; les avantages qu'ils en peuvent retirer seront des motifs pour qu'ils en usent long-temps et sans réserve. Quoique ce mélange ait produit des effets neufs, souvent même des beau tés de l’ordre le ‘plus élevé lorsqu'il a été formé par les mains habiles d’un Chäteaubriant , d’un Scott, d’un Byron, d’un Nodier (1), quelques censeurs. déclarent qu’il est seulement bizarre, et le réprouvent comme étant un symptôme de romantisme. Jusqu'à ce que ces aristarques aient défini ce qu’ils entendent par litté-

(1) Voyez son Jean Sbogar, le plus remarquable de tous ses ouvrages , et’ peut-être le chefd'œuvre du genre. Tout est admirable dans ce livre ; conduite, style, descriptions, intérêt et morale.

| rature romantique et par littérature clas- . sique , nous ne pouvons ni accepter le reproche , ni y répondre. Essayons cependant de trouver les données qui sont | nécessaires pour résoudre la question.

Nous nous entendrons peut-être sur les mots quand nous aurons expliqué les choses.

En ramenant à leur plus simple expression tous les reproches qu’on adresse à la littérature romantique , on peut les réduire aux deux propositions suivantes : 1° elle exploite un genre d’ouvrages dont les an- | ciens ne nous ont laissé aucun modèle , et dans ceux dont les modèles existent dans | l’antiquité elle viole les règles auxquelles | ils sont astreints par Aristote; 2° et cette proposition est presque une conséquence

| de la précédente , dans les premiers comme.

| dans les seconds elle emploie pour charmer | des moyens et des idées inconnues aux | anciens,

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