‹ Isabelle et Gertrude, ou les sylphes supposesChapitre 35 sur 103 · ERE · texte numérisé non relu

ERE

L.\ Fontaine et Chapelle Molière , je t'en prié , Point de plaisanterie.

Molière.

Chacun de vous oublie , J'en ai l'ame ravie; Quil a fait la partie, D'abandonner la vie...

Tous.

Oh bon ! quelle folie !

Molière.

Vous avez tous grand tort , Cette plaisanterie , Doit vous amuser fort.

Chapelle.

Il faut, moi, que j'en rie.

Mol

Eh bien , messieurs , vous entendez Mondorge , propo sez lui de s'aller noyer avec vous , et vous verrez s'il accep

tera.

Mondorge.

Non parbleu pas !

Molière.

Et vous autres, messieurs, voulez vous encore?..,

Tous.

Non , non.

Air : Ainsi jadis un grand Prophète.

Aux mauvais auteurs de la France , Je veux encor donner le fouet.

La Fontaine, à Molière, Accepte ma reconnoissance , Je pourrai consoler Eouquet.

Chapelle.

La mienne doit être éternelle , Car sans toi , le fait est certain ; Pour la première fois , Chapelle , Auroit mis de l'eau dans son vin \

AVECSESAMIS. 33

Molière.

Ce que c'est pourtant que d'av.oir un bon génie qui veille pour vous^ et qui ne boit que du lait. ChapelljE.

Remercions notre libérateur.

Air : Tout est charmant chez Aspasie,

Mes chers amis , c'est à Molière Que nous devons de nouveaux jours ; Il est maintenant notre père , Jurons donc de Taimer toujours.

Tous.

Qui , j'en fais le serment sincère , Et je m'en souviendrai toujours.

( On entend une ritournelle. )

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