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oreille, le sujet innervait un groupe de muscles qui éveillaient des sensations dans le voisinage de l'oreille et qui sont soumis au contrôle volontaire, à savoir les muscles du sourcil.
« Quoique le muscle retrahens ne participe pas tout d’abord à cette contraction, 1l le fait occasionnellement plus tard et d'une façon régulière encore plus tard, et de plus en plus fortement. Lorsque le sujet remarquait qu’un effort lui réussissait, 1l était incité à des contractions encore plus vigoureuses du muscle retrahens.
« Cette phase du processus d'étude atteignait le point culminant dans la contraction vigoureuse du muscle retrahens, associé aux muscles du sourcil.
« La phase suivante consistait en une isolation entre le retrahens et les muscles du sourcil. On a trouvé que cet acte ne pouvait s’accomplir par un effort volontaire pour empècher la contraction des muscles du soureil. L’effort fait pour les relâcher, en contractant le retrahens, n’amenait qu’une très forte contraction tonique de ces muscles. La méthode qui a le mieux réussi était d'oublier les muscles du sourcil et de concentrer toute l'attention sur l’oreille. De cette facon on a obtenu un succès complet.
« Lorsque les mouvements de l'oreille se produisaient pour la première fois, 1ls étaient bilatéraux, et 1l fallait une pratique spéciale avant d'obtenir des mouvements séparés. On les a obtenus de la même facon : par la concentration de toute lattention sur une seule oreille”. »
Cet exemple détaillé jette une lumière sur le mécanisme complexe de l'éducation et de la rééducation, et peut-être au fond, n'est-ce là qu'une rééducation pure, car ce muscle rudimentaire chez nous avait peut-être autrefois — il n'est pas anti-
scientifique de l’admettre — une action importante chez l’homme.
Rééducation des organes. — Ce que nous avons dit pour les
membres, pour les muscles qui sont soumis d’une façon évidente à la volonté, nous pourrions le répéter pour plusieurs de nos organes.
Beaucoup de malades parmi les hystériques ne savent pas