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4. RiBoT, Les maladies de la volonté. Paris, F. Alcan, p. 111 et p. 37. | 2, Bizcon, Maladies de la volonté. Annales médico-psychologiques, 1841. 3. Voir Janer, article Aboulie, p. 12. Diction. de physiologie de Ch. Ricuer.
CAMUS ET PAGNIEZ. 15
me parait une simple illusion de leur conscience. L'intensité d’un désir est une chose toute relative. Dans cet état d’apathie générale, telle impulsion qui leur paraît vive est en fait audessous de l'intensité moyenne : d’où l'inaction. »
Et plus loin : « Au contraire, quand une excitation est très violente, brusque, inattendue, c’est-à-dire qu’elle réunit toutes les conditions d'intensité, le plus souvent elle agit. Nous avons vu plus haut un malade retrouver son énergie pour sauver une femme écrasée‘. » er
Pour Pierre Janet les actes que l’aboulique peut exécuter sont ceux qui sont anciens, subconscients, qu’il accomplit sans avoir conscience d'agir lui-même. Ceux qu'il ne peut pas exécuter sont nouveaux, conscients, ce sont ceux qui constituent une synthèse psychologique. L’aboulie est « un affaiblissement de l'esprit caractérisé par la diminution du pouvoir de synthèse. À propos d’une action, le sujet a dans l’esprit une foule de pensées qui surgissent par le jeu automatique des associations anciennement formées et, en particulier, des images antagonistes provoquées par le contraste ; la maladie consiste en ce qu'il ne sait plus coordonner, synthétiser tous ces éléments en un phénomène nouveau et conscient, l'acte à accomplir”. »
D'une façon schématique, d’après les opinions exposées plus haut, nous pouvons concevoir l'acte volontaire comme composé: 1° d’une opération intellectuelle (comparaison de motifs), aboutissant à un choix ; 2° (suivant Hack-Tuke) d'un élément émotif qui porte à agir; 3° du mouvement; et ce dernier suppose l'intégrité du muscle, des voies de conduction et des centres nerveux.
Si une de ces conditions fait défaut l'acte volontaire ne se produira pas. Si les deux premiers éléments sont insuffisants il y a aboulie. Il est difficile de dire que l’aboulie réside uniquement dans l'impossibilité du choix. Sans doute, si l’individu est incapable de choisir entre plusieurs motifs il n'agira pas ; mais pour qu'il puisse choisir, n'est-il pas déjà nécessaire qu'il soit capable d'attention volontaire, capable de volonté par conséquent ? |
4. RasorT, Les maladies de la volonté. Baillière, 1883, p. 52. 2, Pierre JANET, article Aboulie. Dictionn. de physiol. de Ricuer, p. 13.