‹ Isolement et psychothérapieChapitre 12 sur 198 · STD · texte numérisé non relu

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4. Nosogr. philos., t. III, p. 94, 3° éd., cité par Pixez in Trailé médico-philos. sur l’aliénation mentale.

Camus ET PAGNIEZ. 3

salubres nécessitait un pèlerinage pour s'y rendre. L’entrée était rigoureusement interdite à tous ceux qui ne s'étaient pas purifiés par des ablutions. « Les cérémonies et les pratiques religieuses au moyen desquelles on cherchait à obtenir comme un présent du ciel le rétablissement des malades varièrent à différentes époques. Cependant elles eurent presque toujours pour but surlout dans les maladies aiguës et simples d'échaufter PER et de rétabtir la santé par un régime fort sévère

Cet « échauffement . l'imagination » pour employer l'expression de Sprengel était réalisé par toute une série de pratiques préparatoires auxquelles le malade devait se livrer: promenades à {travers le temple, offrandes de sacrifices faites au son des instruments de musique, prières récitées à haute voix, conversation avec les prêtres surtout. Ces derniers expliquaient aux pèlerins les miracles déjà réalisés parle dieuet «insistaient sur les maladies qui avaient quelque rapport avec les leurs ».

Enfin suffisamment mis au point, le malade couchait dans le voisinage du temple sur la peau du bélier qu'il avait offert et attendait l’oracle du dieu qui se manifestait sous forme de songes. « Lorsque les songes envoyés par le dieu sont dissipés, dit Jamblique, nous entendons une voix entrecoupée qui nous enseigne ce que nous devons faire. Souvent cette voix frappe nos oreilles dans un état intermédiaire entre le sommeil et la veille. Quelques malades sont enveloppés d’un esprit immatériel que leurs yeux ne peuvent apercevoir mais qui tombent sous un autre sens. Il n’est pas rare qu'il se répande une clarté douce et resplendissante qui oblige de tenir les yeux à demi fermés”. »

Si le malade n'avait point de songes, les prêtres pouvaient rêver à sa place; si comme Panurge après « avoir rêvé tant et plus il n’y entendait note » les prêtres devenaient les traducteurs du songe et en interprétaient le sens. « Les médica- .

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