SPRENGEL, loc. cil., p
2. JauBuicx, De myst. Ægypt., sect. IIT, c. 2, p. 60. Cette croyance à la vertu des songes fut d’ailleurs partagée par les esprits les plus éclairés : Marc Aurèle par exemple parle des remèdes qui lui ont été indiqués en songe. — Marc AuRÈLE. Œuvres. Traduc. ALEXIS PIERRON, p. 69.
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ments indiqués étaient presque toujours de nature à ne faire ni bien ni mal’. » C'est dire que leurs vertus résidaient dans la confiance.
Cependant les cures obtenues étaient quelquefois telles qu’on en perpétuait le souvenir par le dépôt de petits modèles en or, argent ou ivoire, de la partie qui avait été le siège de l'affection ou par l’inscriplion sur des tablettes du récit de la maladie et de la guérison. Sprengel donne la traduction de plusieurs de ces tablettes trouvées dans l’île du Tibre. On en lira une fort instructive dans Bernheim. En voiei une autre qui n’est pas moins topique :
« Un soldat aveugle nommé Valerius Aper ayant consulté l'oracle en a reçu pour réponse qu'il devait mêler le sang d’un coq blanc avec du miel et en faire une pommade pour s’en frotter l'œil pendant trois jours. Il recouvra la vue et vint remercier le dieu devant tout le peuple ».
Depuis le vi° siècle les moines chez les chrétiens d'Occident exerçaient presque ‘exclusivement la médecine comme une œuvre de piété et de charité, comme un devoir attaché à la profession religieuse. « On écrirait un ouvrage aussi volumineux qu'inutile, dit Kurt Sprengel, si l’on voulait faire connaître toutes les cures que les moines opérèrent dans le moyen âge sur les tombeaux des martyrs ou avec le secours des reliques. »
De toutes ces guérisons d’ailleurs, l'Église catholique ellemême n’a retenu qu'une partie comme des miracles, et attribué l'autre aux seuls effets de l'imagination et ces effets ont pour elle une portée beaucoup plus étendue qu'on ne pourrait Le croire.
C’est ainsi que Benoît XIV distingue trois espèces de maladies, celles dont le siège est dans le système nerveux ou pour prendre le langage de son temps dans les esprits animaux, celles dont le siège est dans les humeurs et celles dont le siège est dans les tissus. Or d’après lui il n’est pas impossible que l'imagination guérisse instantanément les maladies nerveuses : ce qui a empêché plus d’une fois de ranger la guérison des paralytiques au nombre des miracles”. Pour lui « l'in-