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et ne se plaignait d'aucun trouble. Elle fut obligée de partir brusquement appelée parsa mère malade. Nous craignions que cet incident imprévu n’agit sur elle défavorablement. Elle n’eut tout au moins aucun trouble immédiat, car elle écrivit le lendemain une lettre de remerciments, dans laquelle elle se considérait comme guérie et transformée.
OBsErvaTION VIIL
Crises hystériques très fréquentes, occasionnées par un chagrin d'amour. — Disparition des crises.
Entrée 16 juillet, sortie 7 août.
Antecédents héréditaires. — Son père mort à 43 ans, avait été interné à l’asile de Villejuif. Mère bien portante.
La malade a perdu un frère d’un mal de Pott à 32 ans; a une sœur. de 22 ans bien portante.
Antécédents personnels. — Klle a été réglée à 13 ans. À 13 ans et demi elle a la fièvre typhoïde. | Début des accidents actuels. — Pendant la convalescence de sa | fièvre re
typhoïde elle fut envoyée en province chez des cousins. Elle y resta
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plusieurs mois el pendant son séjour s’amouracha vivement d’un jeune homme. | Elle le quitta avec le plus grand chagrin, et en arrivant en gare de Paris, elle eut une violente crise de nerfs. 4 ; Quinze jours plus tard, sans cause appréciable, elle a une deuxième crise de nerfs, suivie de délire, d’agitation extrême, si bien qu’on la con-
duit à Sainte-Anne et de là à l’asile de Villejuif. Elle resta trois semaines
dans cet asile.
A sa sortie, ses crises sont plus fréquentes; elle en a au minimum une par jour et jusqu’à 4 et 5 dans la même journée.
Elle suit alors un traitement régulier trois fois par semaine chez un médecin spécialiste en hypnotisme.
Elle n’a pas de crise pendant toute la période où elle est hypnotisée. Mais dès que cessent les séances d’hypnotisme elle a de nouveau des crises.
Elle entre le 16 juillet à la salle Pinel, elle est soumise à l’isolement, au régime lacté, à la psychothérapie. On lui affirme que ses crises sont dues à un manque de volonté, d’empire sur elle-même, on l’éduque à les dominer.
Elle a une crise le jour de son entrée à l’hôpital et depuis n’en à pas eu une seule.
Elle sort de l’hôpital le 7 août conservant une légère diminution de la sensibilité à droite.
Violentes crises d’hystérie, au nombre de quatre ou cinq par jour, consécutives à des chagrins et datant de plusieurs semaines. — Pas de stigmates. — Pendant son séjour la malade n’a qu’une crise (le jour de son entrée). — Guérison.
20 ans, entrée le 24 décembre, sortie le 14 janvier.
Antécédents héréditaires ot familiaux. — Père 62 ans bien portant. Mère morte de tuberculose.
La malade a deux frères ainés qui sont bien portants.
Elle a perdu une sœur de tubereulose.
Antécédents personnels. — Elle a toujours été bien portante pendant, son enfance. |
Elle fut réglée à 14 ans et eut toujours ses règles normalement depuis.
À 18 ans elle eut de la bronchite et de la congestion pulmonaire.
Début des accidents actuels. — Il y a trois mois, la malade perd, en l’espace de quelques jours, son fiancé et sa sœur.
Quinze jours plus tard elle commence à avoir des nausées, et des régurgitations aqueuses.
264 ISOLEMENT ET PSYCHOTHÉRAPIE ‘4 $ 0 Elle éprouve des sensations d’étouffement puis apparaissent des crises
avec la sensation de boule qui remonte du creux épigastrique à la gorge.
Les crises sont très fréquentes, la malade en a 3, # et même 5 par jour. $ Elles durent de 20 minutes à 45 minutes. 304 Pendant les crises la malade est très agitée, elle s’arrache les cheveux, ; se tire les oreilles (elle fut obligée d'enlever complètement ses bouclés 20 d'oreilles), elle mord les objets qu’elle rencontre pendant sa crise. - 20 Les crises sont suivies de forts maux de tête qui prédominent dans la région temporale. È
Elle vient à la consultation de la Salpêtrière, et a une crise à cette
OCCasion. | 4 La malade est reçue à la salle Pinel, le 24 décembre 1902. l
Examen. — Elle souffre de douleurs au niveau des omoplates. k La sensibilité cutanée est à peu près normale. Re On ne trouve pas de zones d’hyperesthésie. 4 Les réflexes tendineux sont légèrement exagérés. ‘2 Le réflexe pharyngien est absent. k
Le réflexe cornéen est normal. 1; 1 Le champ visuel ne paraît pas rétréci. a Les urines sont normales. | 14
La malade est soumise à l'isolement, au régime lacté, au traitement psychothérapique.
Elle a une seule crise dans la salle Pinel [Le soir qui suivit son en{péss 74 Depuis elle n’a pas eu une seule crise. 1 - Poids : 24 décembre. . . . 45kgr » |
30 — ROLE D'ART ENES »