‹ Isolement et psychothérapieChapitre 14 sur 198 · SPRENGEL, loc. cil., p · texte numérisé non relu

SPRENGEL, loc. cil., p

2, Vacanr, docteur en théologie. article Miracle. Dict. apol. de la foi cathol., par l’abbé Jaucez. Paris, Delhomme et Briguet, éd., p. 2079.

fluence de notre imagination sur notre propre corps est incroyable surtout chez les femmes... Elle peut produire des maladies et guérir toutes celles qu’elle a produites. Elle a aussi la puissance d’en guérir d’autres ».

« Pour les maladies dont le siège est dans les humeurs parmi lesquelles 11 place le sang, ou bien elles viennent d’une altération essentielle des humeurs et en ce cas l'imagination ne produira Jamais une guérison instantanée ; ou bien elles

viennent de la quantité insuffisante ou de la trop grande abon-

dance des humeurs et, en ce cas, l'imagination ne les guérira instantanément que dans une crise ou une émotion violente, ou bien si la guérison s'opère instantanément sans crise ni

émotion violente, le mal ne tardera ‘pas à reparaître. Enfin

lorsque ce sont Les os ou les tissus que le mal a atteints, l’ima-

gination ne pourra amener la guérison ni instantanément ni

progressivement à moins qu'elle n’agisse sur les humeurs et

celles-ci sur les tissus”. »

Il nous a paru intéressant de rapporter cet enseignement d’un Pape donné 1ly a un siècle et demi, et qui reste en parfaite conformité avec les conceptions scientifiques modernes, Et puisque nous sommes sur ce terrain, 1l n’est peut-être pas moins curieux de noter, à propos des miracles de Lourdes dont tous les esprits éclairés, à quelque croyance religieuse qu'ils se rattachent, reconnaissent qu'une grande partie relève d'une action psychique, que l’Église catholique, si nous en croyons l'ouvrage récent d’un docteur en théologie, «n'impose à personne l'obligation de croire à la réalité des

apparitions racontées par Bernadette Soubirous ou des guéri-

sons opérées à Lourdes ?».

Le pouvoir de guérir, attribut des dieux d'abord, fut à de nombreuses époques celui des rois souvent considérés comme des êtres surnaturels. Salomon auquel la tradition attribue un livre détruit par Ezéchias et qui enseignait à traiter les maladies par les moyens naturels avait reçu de Dieu, dit Josèphe, «le don d’apaiser sa colère par des prières et de chasser les

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