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OBsERvATION XLVIIL Neurasthénie consécutive à la grippe et au surmenage. — Céphalée, anorexie. — Douleurs d’estomac et de reins, insomnie, fatigue générale.
25 ans, entrée le 12 février, sortie Le 25 mars.
Antécédens h’réditaires et familiaux. — Père bien portant. Mère morte à la suite de couches.
La malade a un frère bien portant.
Antécédents personnels. — Elle a eu des convulsions dans son enfance, des maux de tête fréquents pendant son adolescence.
Elle eut ses premières AEALEE à . 16 ans et a toujours été bien réglée depuis cette époque.
Début des accidents actuels. — En décembre 1902, la malade a la grippe. |
Le 31 décembre, elle ressent une violente douleur vers la partie moyenne du sternum. Cette douleur a duré, dit-elle, environ 3 ou 4 minutes et a été précédé d’une sorte d’éblouissement, de sensations visuelles assez difficile à définir.
Elle eut le même jour un point de côté siégeant à la partie gauche de la poitrine et une douleur derrière l’épaule gauche. -- IL est difficile de savoir si ces symptômes étaient d’origine nerveuse, ou si l’on doit Les attribuer à des lésions, pulmonaires ou pleurales, consécutives à la grippe.
Quelques jours plus tard, apparurent des maux de tête très tenaces et à prédominance frontale. En même temps la malade souffrait de l’insomnie.
Elle perdit l’appétit, éprouva une lassitude générale, de la faiblesse dans les jambes, de la fatigue très marquée le matin, au moment du lever.
Malgré ces symptômes elle essayait de continuer son métier pénible. Elle travaille dix heures par jour dans une raffinerie, où elle est parfois obligée de prolonger son travail pendant la nuit.
Depuis le mois de décembre elle ne se nourrit que de lait et souffré cependant de l’estomac. Elle a souvent des sueurs nocturnes. Elle s’est habituée depuis deux mois à prendre de l’éther dans le but de soulager ses douleurs d'estomac.
Elle est admise le 12 février 1903.
Examen. — Elle se plaint de douleurs d’estomac, de céphalée, de
‘ fatigue générale, de douleurs de reins, d’insomnie.
Les réflexes tendineux sont exagérés.
La sensibilité cutanée est à peu près normale.
Il existe un peu de tremblement des mains.
De l’hyperesthésie de la région sous-mammaire gauche. Les réflexes plantaires sont abolis.
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Le champ visuel n’est pas rétréei.
Le réflexe pharyngien est normal.
Les urines sont normales.
Elle a l'habitude de prendre chaque soir des médicaments pour provoquer le sommeil.
Elle est soumise au traitement habituel.
La psychothérapie a consisté surtout en affirmation de guérison, et : évocation d'images attrayantes de guérison; la malade est peu intelligente, assez craintive et renfermée en elle-même, et la psychothérapie fut forcément par cela même rudimentaire. .
Elle fut laissée 3 semaines au régime lacté. à
Le 24 mars, la malade, très triste à son entrée, est devenue plus gaie, elle est à l'alimentation ordinaire et digère bien, l’appétit est revenu, le sommeil est régulier. Elle conserve seulement un peu de douleur à la pression dans la région sous-mammaire gauche.
Elle nous quitte en bon état de santé.
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