‹ Isolement et psychothérapieChapitre 26 sur 198 · F EX · texte numérisé non relu

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la plus grande part, en raison mème de leurs fonctions. Les philosophes aussi en ont eu l'intuition, mais n'ayant pas affaire à des malades ils ne peuvent que parler d’une façon abstraite, nous donnant seulement chemin faisant quelques indications oénérales ou quelques réflexions susceptibles de jeter un jour sur cette question. |

Les origines médicales sont beaucoup moins anciennes. Nous avons déjà eu occasion de citer chemin faisant les aphorismes de Galien, d’Apollonius de Tyane qui reconnaissant la grande influence exercée par le moral sur le physique recommandent de ne pas le négliger et de soigner l’âme en même temps que le corps. On pourrait y joindre quelques indications empruntées à Caelius Aurelianus, ét à Celse qui visent aussi ce rôle moral que doit jouer le médecin.

= Celse, par exemple, dit que le médecin doit être l’ami de son malade, le quitter fort peu, le soigner par la gaîté, ete. ".

Mais cependant il fait passer toute cette influence morale au second plan, puisqu'il dit « morbi non eloquentia sed remediis curantur ».

La fin du xvm° siècle et le commencement du xix° virent éclore toute une littérature consacrée à la médecine de l'esprit, au traitement des passions de l’âme, au traitement moral des maladies. On ne distingue pas encore les affections purement psychiques pour leur attribuer une thérapeutique spéciale, mais on cherche à mettre en évidence ce qui dans les affeclions médicales ou chirurgicales est susceptible d’un traitement «par l'esprit ». Cependant si la plupart de ces auteurs ont senti la possibilité d’une thérapeutique exclusivement psychique, bien peu ont su traduire et développer leur pensée, aucun, pourrait-on dire, n'a réussi à formuler un corps de doctrine, presque tous sont restés dans le vague des abstractions idéales.

Un des premiers ouvrages consacrés à cette question est celui de Le Camus, intitulé Médecine de l'esprit, paru en 1753: l’auteur y réclame une semblable médecine, en proclame l'utilité, mais son livre n’est guère qu'un fatras historique et littéraire sans rien de précis.

1, CELSE, lib, [, Praefat., lib. III, etc.

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