ACER ER EE
PTT a
EE. de sc sd it le RE 4
que le médecin tienne compte de tous ces points et nous ne prétendons pas qu il soiturgent d'isoler sans délai un neurasthénique. Dans quelques cas on est obligé par les circonstances de tenter un traitement à domicile, changement de régime, diminution de travail, prescriptions hygiéniques, etc. Souvent on devra accorder des délais au malade, lui permettre de régler ses affaires importantes avant de le soumettre à l’isolement ; on lui assurera ainsi une tranquillité d'esprit trèsutile au traitement.
Mais quelque temps qu’on mette pour parvenir à isoler un grand neurasthénique, ce procédé deviendra le plus souvent obligatoire et constitue encore la méthode de choix.
A ceux qui sont déprimés, surmenés, l'isolement enlèvera pour le moins les préoccupations immédiates provoquées par les événements de chaque jour ; à ceux qui sont excités, énervés, l'isolement apportera le calme en supprimant les causes d’excitation.
Mais chez beaucoup l'isolement seul donnerait des résultats bien insuffisants si l’on n’y Joignait la psychothérapie.
Les résultats de l'isolement dans la neurasthénie sont peutètre moins rapides, moins saisissants que dans certaines manifestations hystériques, mais ils n’en sont pas moins réels et des plus satisfaisants.
Les observations de Weir Mitchell” en Amérique étaient sur ce point très encourageantes, et Playfair® en Angleterre enregistra bientôt un grand nombre de succès. Burkart°
quelques années après en Allemagne en observa également
les heureux effets.
En France l'isolement uni à la psychothérapie a donné depuis longtemps entre les mains du P' Dejerine* les plus belles cures tant chez les malades de la ville que chez les malades de l'hôpital. |
Un grand nombre de médecins français, Bouveret”, Ballet”,