W. MiTcneLz, loc. cif., p
2. Mur et Ewan, Trailé de diétélique, trad. Hey mans et Masoin. Naud, édit. ® Paris, 1897.
L'INNT D RETERN ES 3» r ï p ne g ; d
début de la cure un véritable AQULE et reprit peu à peu un
poids normal.
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5 décembre 1890.
1 tasse de cacao avec un œuf cru.
250 gr. de lait.
20 gr. de biscuit.
30 gr de viande hachée.
1 verre de bordeaux avec un œuf cru.
250 gr. de lait avec cognac.
10 gr. de cakes.
45 gr. de viande hachée.
1 pomme de terre.
1 cuillerée de légumes en purée.
250 gr. de lait.
20 gr. de biscuit.
200 gr. de soupe aux légumineuses.
250 gr. de lait avec cognac.
40 gr. de cakes.
25 décembre 1890.
1 lasse de cacao avec un œuf.
000 gr. de lait.
20 gr. de biscuit.
75 gr. de viande hachée.
1 verre de bordeaux avec un œuf cru.
250 gr. de lait avec cognac.
20 gr. de cakes.
170 gr. de viande hachée.
180 gr. de purée de pommes de terre.
160 gr. de compote aux pommes.
170 gr. de purée de pois.
150 gr. de dessert.
1/2 verre de vin.
250'gr. de lait.
1/2 tasse de café.
20 gr. de biscuit.
200 gr. de soupe aux céréales.
30 gr. de viande hachée.
250 gr. de lait avec cognac.
10 gr. de cakes.
200 gr.
25 janvier 1891.
1 tasse de cacao avec un œuf.
900 gr. de lait.
25 gr. de biscuit.
75 gr. de viande hachée.
1 verre de bordeaux avec un œuf.
250 gr. de lait avec cognac.
10 gr. de cakes.
de viande (rôtie).
170 gr. de purée de pommes de terre.
180 gr. de compote aux pommes.
170 gr. de macaroni.
70 gr. de dessert.
1 verre de cidre:
500 gr. de lait.
1/2 tasse de lait.
20 gr. de biscuit.
200 gr. de soupe à l’avoine.
30 gr. de viande hachée.
500 gr. de lait avec cognac.
10 gr. de cakes.
Un régime aussi compliqué ne saurait être employé à l’hôpital, d'autre part la diversité, la multiplicité des mets a un
inconvénient, celui de rendre difficile l'évaluation de la quantité des substances utiles données en vingt-quatre heures.
Nous avons rappelé que l'organisme pouvait être comparé
à un moteur dont on peut évaluer les dépenses et le rende-”
ment. Ces calculs ont été établis par un grand nombre de physiologistes et de chimistes, et l’on sait d’une part ce que l'organisme dépense en calories dans tel ou tel cas d’autre partce: que représentent également en calories nos différents aliments.
Il est donc possible d'établir le nombre de calories nécessatres qui doivent ètre fournies par les aliments, pour qu'ils fassent équilibre aux pertes de l'organisme; la quantité d’aliment nécessaire à cet équilibre s'appelle la ration d'entretien. Chez l’homme qui travaille, une ration supplémentaire de travail est nécessaire, et chez le malade amaigri, il faut établir une ration d'engraissement. |
Pour la facilité du régime, pour la surveillance de ces différents points, il est préférable d'employer des aliments simples qui ont presque toujours la même composition et dont on connaît la valeur nutritive. Le P' Dejerine a l'habitude de mettre tous les malades au régime lacté absolu ; l'évaluation de la quantité de nourriture, la graduation de l'alimentation sont ainsi très facilitées. Nous avons trouvé dans un livre de Petetin’, écrit en 1787, le passage suivant qui montre que cet: auteur recommandait le régime lacté dans l’hystérie : « L’aliment, dit il, qui répare le plus promptement les forces est le lait de vache ; il faut tout tenter pour le faire passer dans les sujets que les accès convulsifs ont affaibli. » Déjà bien avant lui, Sydenham * insistait sur les heureux effets de l’alimentation lactée dans l’hystérie : « Si les remèdes, dit-il, que nous avons proposés jusqu'ici ne conviennent pas comme il arrive souvent dans les personnes maigres et d’un tempérament bilieux alors on pourra recourir à la diète lactée. Une chose qui paraîtra d’abord surprenante, c'est que des femmes qui avaient été longtemps tourmentées de vapeurs et dont le mal avait résisté à tous les remèdes les plus appropriés, ont recouvré
4. PETETIN, Mémoire sur la découverte des phénomènes de l'affection hystérique essentielle, 1787.
2. SynenHAM, Disserlation sur l'affection hystérique in la Médecine pratique, traduit par JAULT in Encyclopédie dès Sciences Médicales. Paris, 1835, p. 251.
la santé en vivant quelque temps de lait pour toute nourriture. » En tout cas nous pouvons dire que le régime lacté permet de mesurer et de graduer l’alimentation d’une façon précise ; de plus les malades le prenant régulièrement pendant toute la journée, les allées et venues, les ee Dot nécessitées par les grands repas sont supprimées et l'isolement est plus complet.
Il est très rare que les malades ne supportent pas le régime lacté ; DL JEOUp se récrient à l’idée de ne se nourrir que de lait, presque tous s’y habituent rapidement etle prennentmêmeavec plaisir. La quantité de lait à donner le premier jour de l’isolement varie un peu suivant les sujets. On peut commencer à un litre ou un litre et demi par jour et augmenter régulièment d’un demi-litre par jour jusqu’à quatre litres et cinq litres.
Pendant les premiers jours, l'alimentation est évidemment insuflisante, nous nous sommes demandé si cette diète partielle n'avait pas dans certains cas un effet calmant sur les phénomènes d’excitation, sielle ne donnait pas plus de docilité au caractère des malades, favorisant ainsi la psychothérapie. Nous ne faisons là qu'une hypothèse, nous savons cependant que la diète parlielle, le jeûne même, ont été employés par beaucoup de philosophes et de religieux comme moyen de modifier le caractère et de soumettre Le corps à à l'esprit.
Il nous importe de savoir exactement pour régler l’alimentation ce que représente en calories un litre de lait.
D’après la moyenne des chiffres donnés par les différents auteurs, on peut admettre pour 1 litre de lait de vache la composition suivante :
EAU PROTÉIQUES GRAISSES HYDROCARBONES SELS
L'énergie libérée par la combustion de ces différentes substances dans l’organisme est en moyenne la suivante :
1 gramme de protéiques donne.. . . 4 calories 10 1 PEU ÉLUIESOS IS VO UE PROMO) LL F1 09 1 TOO ATOONES en CLOSE 6, RU ST Nous aurons ainsi :
Pour les protéiques. . . . . 36X4,1—147 calories. Pour les graisses. . . . . . 369,3 — 334 — Pour les hydrocarbones.. . . 50>x<4,1—205 —
A AS PEL EMA 686 calories.
Soit 690 calories environ pour un fitre de lait.
Il nous reste à connaître la quantité de calories nécessaires à l'organisme pour savoir quelle quantité de lait nous devrons donner. On admet que la quantité des calories de la ration d'entretien doit être chez l’homme d’environ 2300 calories et chez la femme 2000 calories.
Mais doit-on en conclure que pour établir la ration d’entretien, il suffise de donner à l'organisme une quantité d'aliments quelconque capables de fournir ce nombre de calories ? On commettrait ainsi une erreur et si le principe de l’isodynamie des aliments à valeurs calorimétriques égales est admis, il faut encore tenir compte dans l’alimentation des trois conditions suivantes” : |
1° de la digestibilité des aliments et de leur absorption ;
2° du besoin d’un minimum d’azote, qui correspond à environ 12,15 de protéiques par kilogramme du poids du corps.
3° de la quantité d'aliments que peut supporter le tube digestif. On remarquera de plus qu'en général l’organisme supporte mieux les fortes doses d’hydrocarbones que les fortes doses de graisses.
Nous pouvons appliquer maintenant ces notions au régime lacté : |
Un litre de lait nous fournit 690 calories, nous aurons avec trois litres de lait 2070 calories, c’est-à-dire une quantité suffisante pour la ration d'entretien d’une femme. Avec quatre litres de lait la ration devient plus que suffisante pour l'homme. 4
Sans doute tout le lait mgéré n’est pas absorbé et il y a une certaine quantité d'énergie retenue dans les fèces, on admet chez l’homme adulte soumis à un régime mixte une perte de 8 à 10 pour 109. Cette perte est plus faible avec le régime lacté qu'avec le régime mixte. Admettons cependant une perte de 8 pour 100 {chiffre trop fort), el nous aurons finalement 1 910 calories pour 3 litres de lait, 2550 pour 4 litres et 3180 avec > litres. |
Nous sommes donc sûrs d'obtenir avec le lait une quantité
1. Nous empruntons ces données aux traités de physiologie, en particulier à celui d’ArTaus, Éléments de physiologie. Masson, 1902, p. 579.
de calories non seulement pour la ration d'entretien mais encore pour la ration d'engraissement (dont il est difficile de préciser exactement les limites). | Le régime répond-il d'autre part aux trois conditions posées plus haut : 1° dans l’immense majorité des cas, le lait est. bien digéré et bien absorbé; 2° la quantité minima d’azote exigée par l'organisme est déjà plus que dépassée avec trois litres de lait ; 3° reste la question de la quantité d'aliments que peut supporter le tube digestif. Quatre litres de lait semblent au premier abord un chiffre déjà considérable ; or nous atteignons presque toujours quatre litres (chez la femme) et nous donnons fréquemment quatre litres et demi et cinq litres. A condition de commencer à le boire le matin de bonne heure et de terminer un peu lard, lamalade supporte parfaitement cette quantité, nous n'avons dans aucun cas observé de troubles gastriques notables. Quelques malades seulement n’ont pu se soumettre au régime lacté, mais la quantité donnée ne saurait êtré incriminée dans ces cas, l'intolérance en effet se montrait
au début avec une quantité peu importante. Ces intolérances
sont très rares et il importe que le médecin s’assure lui-même de leur réalité sans se fier au dire des malades.
Le lait est donné chaud ou froid, une partie peut être additionnée d'acide carbonique avec un appareil spécial si la malade le désire.
Nous avons souvent, après la première semaine de traitement, introduit dans l'alimentation cent puis deux cents gram-
mes de viande crue, deux œufs et de la purée de légumes. Dans ce Cas nous diminuons un peu la quantité de lait ingérée.
Lorsqu'on veut faire prendre aux malades des pommes de terre il est préférable de les donner cuites au four ; la cuisson leur fait ainsi perdre de l’eau et la quantité de substance nutritive est plus grande sous un même volume. La purée a l’inconvénient de renfermer beaucoup d’eau et de forcer d’ingérer un plus grand volume.
Les légumes décortiqués, les pâtes, les bouillies, constituent d'excellents aliments. |
Nous avons en dehors de l'hôpital observé très souvent les bons effets d’une bouillie que nous faisons composer de la facon suivante :
Pâtes ou farines.
20 à 30 grammes.
Lait. 400 grammes.
Beurre. 12, —
Sucre. 7 —
Sel". Petite quantité.
Quand cette bouillie est cuite, on y ajoute avant de la.
servir, alors qu’elle est à une température convenable, un œuf cru battu.
Cette bouillie un peu épaisse est d’une saveur agréable, son
volume est celui d’un bol ordinaire et nous avons calculé que.
sous ce volume relativement petit, elle ne fournissait pas moins de 600 calories. Cet aliment est très digestible, très facile à prendre : on peut donner deux bols semblables dans la journée, ce qui fait déjà un total de 1 200 calories. On comprend que les régimes peuvent être composés à volonté, mais on aura toujours pour but de fournir le plus de substances nutritives sous un volume qui ne soit pas trop considérable. En voici un exemple :
1° deux litres de lait dans les 24 heures.
20 à midi. 1 ou’2 œufs (à la coque ou autrement). 100 gr. de bœuf haché cru.
Une bouillie (comme ci-dessus).
Fruits cuits (10 pruneaux par exemple).
100 gr. de pain.
30 à 7 h.et demie. Un potage à la purée de légumes (avec œuf battu si possible).
100 gr. de bœuf haché cru (présenté sous une autre forme que le matin).
Une bouillie (en changeant la farine ou la pâte). Fruits cuits(abricots secs en compote ou confitures). 100 gr. de pain.
Il est possible de réduire encore la quantité de lait à prendre dans les vingt-quatre heures, en augmentant l'importance des repas ou en ajoutant un petit déjeûner le matin (composé de chocolat au lait et de beurre) et un goûter à quatre heures du soir (composé de crème delait, gâteaux, confitures, thé léger).
Les boissons chaudes prises uniquement à la fin du repas nous ont paru constituer un très bon procédé qui rendrait la digestion plus facile.
Le régime que nous indiquons donnera les meilleurs résul-
tats chez tous les malades que l’on désire engraisser, hystériques, neurasthéniques, et même tuberculeux. Il contient en outre les sels nécessaires, en particulier les sels de fer sous leur forme la plus assimilable (sels de fer du jaune d'œuf).
Il est facile de varier les bouillies avec une série de pâtes et de farine (riz, froment, avoine, maïs, vermicelle, semoule, etc.). La viande crue peut être présentée de bien des manières : dans du bouillon, dans des purées, dans des œufs brouillés (ajoutée au moment de les servir).
Les malades ne se rebutent pas, aussi facilement qu’on le
croit, d’un régime uniforme. Les plats qui causent le dégoût
quand ils entrent souvent dans l'alimentation sont surtout ceux qui sont difficiles à digérer et qui apportent un trouble dans nos fonctions. Avec les aliments facilement digérés et absorbés, il est aisé d'éviter le dégoût (qui encore une fois
n'est pas causé par l’uniformité seule) ; bien des malades pren-
nent le lait, sans se plaindre, pendant de nombreux mois.
Nous avons calculé qu'avec le régime que nous venons d'indiquer, on arrive à fournir sans peine à l'organisme le double de calories nécessaires pour la ration d'entretien. Les agriculteurs qui ont la plus grande expérience en la matière estiment qu'une ration d'engraissement pour être rapidement efficace doit répondre précisément aux conditions que nous réalisons ainsi. | | Ajoutons que le médecin doit surveiller la manière dont les malades sont couverts suivant la température de la salle; le froid, on le sait, est une cause de déperdition pour l'organisme et doit entrer en ligne de compte dans Le problème de lalimentaltion.