‹ Isolement et psychothérapieChapitre 55 sur 198 · LEviLLAIN, La neurasthénie. Maloine · texte numérisé non relu

LEviLLAIN, La neurasthénie. Maloine

2. DuyarDiN-BEAUMETZ, Mémoires. Société thérap., 1881, cité par Oulmont.

3. GeorGET, De la physiologie du système nerveux, 1821, t, 11;-p..30f.Teitétpar Gilles de la Tourette.

4. GILLES DE LA TourETTE, Trailement de lhyslérie.. Thérapeutique de ROBIN, p.

. GILLES DE LA TOURETTE et G. GASNE, Article Hystérie. Trailé de médecine de

re .) P. 335.

mais de s'occuper surtout de l'état mental. — Malheureusement c'est le symptôme qui gêne les malades, ils exigent des médecins qu'ils le soignent uniquement, et il arrive trop souvent que cêux-c1, ignorants de la nature de la maladie, commencent une série de traitements aussi inutiles que variés, soignant tous les symptômes qui éclosent les uns après les autres : |

« La malade parcourt, dit Weir Mitchell, la série des spécialistes pour les maladies nerveuses, des gynécologistes, des hydropathes, des corsets plâtrés, des bretelles hygiéniques et de toutes les autres variétés de traitement plus ou moins fantastiques”. » Et ailleurs, il ajoute: « C’est alors que le bromure, l'opium, le chloral et l'alcool commencent à jouer leur rôle nuisible. Si les troubles utérins n'ont pas ouvert la scène, ils se produisent alors, et le traitement qu'on leur applique est ordinairement inutile. J'en dirai autant de la dyspepsie, de la constipation. »

Si Weir Mitchell écrivait aujourd’hui chez nous, il n’oublierait certainement pas de mentionner « les vins fortifiants » et une série d’autres remèdes malfaisants qui sont venus s'adjoindre à sa liste.

Les méfaits que nous en avons observés à la Salpêtrière au point de vue de la santé des malades ne peuvent se compter. Et de plus, l'emploi de ces spécialités, de ces médications toutes fort chères, est la cause d’une véritable ruine pour les

ménages d'ouvriers ; et nous pourrions citer des exemples de

malades pauvres, qui ont dépensé vainement pour se soigner en l’espace de quelques mois ou de quelques années des centaines et des milliers de francs.

A la Salpêtrière nous n'avons jamais employé de médicaments chez les hystériques, à moins qu'il ne s’agisse de troubles non attribuables à la névrose. — Ainsi, dans le cas de traitement de la morphinomanie nous avons après suppression du poison, cru nécessaire de donner du chloral, du bromure de potassium, du sulfonal, etc.

Beaucoup de médecins emploient encore, dans un but de suggestion, les pilules de mie de pain, les pilules de bleu de

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