HôrFDinG, loc. cit., p
3. DE FEUCHTERSLEBEN, Hygiène de l'âme, édit. Baillière, 1853, p. 41.
nément puisque nous pouvons à volonté, accélérer, diminuer
ou arrêter les mouvements de notre respiration.
On a cité desexemples bien observés de personnes capables de modifier les battements de leur cœur par la volonté. Hack-Tuke!a observé un vieillard de soixante-dix-neuf ans, qui en l’espace de 2 minutes faisait passer ses pulsations cardiaques du nombre de 63 au chiffre de 82 par minute. Des faits d'arrêt volontaire du cœur ont été signalés et bien étudiés par des médecins.
Il n’est pas exceptionnel de rencontrer des individus bien portants, capables de produire des bruits stomacaux ou intestinaux en combinant les mouvements du diaphragme et des muscles abdominaux. À un degré de plus, certaines personnes parviennent à vomir, à ruminer volontairement. La volonté pourrait même s'étendre aux mouvements péristaltiques de
l'intestin. Hack-Tuke qui a réum plusieurs faits de cet ordre
cite encore des cas d’action très nette de la volonté sur les mouvements de la pupille.
Bien des femmes versent des larmes presque à lot Quand la volonté ne peut agir directement sur un organe,
elle peut exercer sur lui son pouvoir indirectement. Nous
avons vu ce que les émotions étaient capables de produire sur les sécrétions, sur les muscles lisses de l’æœsophage, de l'estomac, de l'intestin, ete.; 1l nous est possible de provoquer volontairement ces états émotionnels et d'agir par eux sur les différents organes. Il suffit à certaines personnes de penser
à un aliment qui leur déplaît pour avoir des nausées et même
des vomissements. La pensée d’un bon repas fait sécréter la salive, fait venir « l’eau à la bouche ». La représentation mentale volontaire d'un spectacle émotionnant peut occasionner une accélération des battements du cœur. Ainsi la volonté produit des résultats surprenants dans le domaine des mouvements volontaires et dans celui des actes dits involontaires.
Mais il n’est pas la plupart du temps suffisant d’un seul effort volontaire, mais de toute une série pour parvenir au but désiré ; 1l faut Le plus souvent un long entraînement, une éducation ete