‹ Isolement et psychothérapieChapitre 61 sur 198 · Hacx-Tuke, loc. cit. DA20T · texte numérisé non relu

Hacx-Tuke, loc. cit. DA20T

CU D ERA Te

La volonté s'exerce encore sur beaucoup de nos sensations

en les exaltant par l'attention ou en les diminuant.

Elle peut, suivant John unter, créer des sensations de toutes pièces avec une puissance extraordinaire : « Je suis certain, déclare cet auteur, de pouvoir fixer l'attention sur une partie quelconque de mon corps jusqu’à ce que j'y éprouve. une sensation . »

La mème idée est exprimée par Broussais: « Lorsque l'intelligence, dit-il, s'occupe des idées relatives aux besoins d’un viscère ou aux fonctions d’un sens, les nerfs de ce viscère ou de ce sens sont toujours en action et font parvenir des sen-

sations au centre de relation?. »

Nous tenons encore à citer l’opinion de Woodworth*, expri-

mée dans un travail récent et très documenté sur les phé-

nomènes de psycho-physiologie : « Certains auteurs nient qu'une telle acquisition (le contrôle volontaire sur les réflexes)

soit possible; on a dit que, quoique nous ayons de nom-

breux exemples du changement de nos mouvements volontaires en involontaires, nous n'avons pas de connaissance du changement contraire. De peur que celte opinion ne soit celle du lecteur, je veux apporter plusieurs exemples: le contrôle

. volontaire sur la miction et la défécation ; l’habileté à varier la

LA

facon de respirer, l’habileté à modérer sa toux ou l’éternuement, ou de faire l’un des deux, sans qu'il y ait aucune irritation dans le passage respiratoire; l'habileté à tourner ses yeux à volonté ou à les faire converger à volonté, sans une détermination visuelle de ces mouvements ; l’habileté à mou-

voir ses bras en conformité avec un dessein qu’on s’est pro-

posé, sans aucune stimulation immédiate, sensorielle ou émotionnelle ; l’habileté à marcher à volonté, non seulement sous l'influence des sensations qui ont d’abord donné naissance à Ja déambulation involontaire ; l'habileté à contrôler son expression faciale de façon à ne pas sourire à nos propres bons mots et à sourire fortement et réellement quand même à ceux des autres. Certaines personnes développent à un très haut degré cette forme de contrôle sur leurs propres mouvements. Certains

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