‹ Isolement et psychothérapieChapitre 68 sur 198 · LES · texte numérisé non relu

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dants de toute suggestion. Ces phénomènes dits fixes, ne sont pas constants dans tous les cas, ni semblables à eux-mêmes chez tous les sujets. Mars vis existent et peuvent être scientifiquement étudiés.

QI y à d’abord dans ces symptômes fixes un premier groupe (surtout moteur) qu’on observe uniquement chez les sujets hystériques avant l'hypnose; l'hystérie les fait naître et surtout leur imprime une forme clinique. |

« Puis 11 y a d’autres symptômes somatiques fixes indépendants de l’hystérie : ce sont des phénomènes sensitifs et aussi : (quoique avec moins d'importance) des phénomènes psychiques qui sont également indépendants de toute suggestion. Ils se rapportent spécialement à la mémoire et à l’état intellectuel des sujets. » |

Nous renvoyons pour plus amples détails sur la nature de l'hypnotisme aux ouvrages que nous avons cités ; nous regrettons cependant que l'accord ne soit pas fait sur cette question. Nous regrettons surtout de ne pas être fixés définitivement sur un point, celui desavoir si l’hypnotisme est un état pathologique, opinion émise par des observateurs d’une haute compétence, et un pareil doute subsistant dans notre esprit doit au moins nous rendre bien réservés dans l'emploi de la méthode.

Si l’hypnotisme provoqué par la parole est discutable en tant que de nature suggestive, il ne semble pas que létat d'hypnose provoquée par des excitations extérieures, éclat de lumière, bruitsoudainetintense, fixation d'objetsbrillants puisse être expliqué par la suggestion. On a vu en effet des personnes tomber spontanément en hypnose non pas en fixant les yeux d’un hypnotiseur, mais en regardant un objet brillant sans qu'elles aient eu en aucune façon l’idée de sommeil.

Il est assez facile de mettre par des procédés semblables des animaux en hypnose, et il ne paraît pas possible d’invoquer chez eux la suggestion du sommeil.

Inconvénients et dangers de l’'hypnotisme. — Passons maintenant en revue les autres reproches que l’on a fait à l’hypnotisme ; les uns portent sur l’inefficacité du procédé, les autres sur des dangers, des accidents occasionnés par son emploi.

Nous nous contenterons de citer les passages des auteurs

qui ont trait à ces inconvénients: Briquet” il y à près de 50 ans accusait /a fascination de ne viser que le traitement du symptôme, reproche qui est encore formulé d’une façon identique

de nos jours : « Aussi suis-je d'opinion qu'il ne faut pas”

employer la fascination comme moyen de traitement général de l’hystérie, et qu’on peut tout au plus s’en servir passagèrement comme d’un moyen de calmer quelque accident important.

Les inhalations de chloroforme produisent les mêmes résultats que la fascination, elles endorment pour un temps plus ou moins long, mais le plus souvent les accidents reparaissent.

Riche, déjà avant lui, regardait la méthode d’un œæil sceptique et écrivait dans son traité de l'hystérie. « 11 en est de même du magnétisme et de l'électricité. Ces moyens dont la thérapeutique s'était promis de si grandes merveilles contre les affections nerveuses sont bien souvent déjà tombés en désuétude. »

Il est impossible d’énumérer toutes les critiques At depuis à l’hypnotisme surtout à notre époque et nous n’en eiterons qu'un petit nombre.

« L'hypnotisme n’est pas autre chose, dit Gilles de la Tourette, qu’un paroxysme hystérique provoqué au lieu d’être spontané ; il agit comme les paroxysmes en modifiant profondément le terrain hystérique. » |

« Avant donc de tenter l'hypnotisation, il faut faire une

étude approfondie du malade et dire qu'on risque sou-

vent beaucoup pour gagner peu. Quelle sera l'attitude du

médecin qui s’est posé en thérapeute, en présence d’une atta-

que qu'il à lui-mème provoquée et qu'il est le plus souvent impuissant à enrayer ? »

« Lorsqu'un sujet a été souvent hypnotisé, il n’est pas rare de le voir retomber spontanément de lui-même sous l'influence de la provocation la plus fortuite, dans un état semblable à celui où il avait déjà été plongé”*. »

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