‹ Isolement et psychothérapieChapitre 69 sur 198 · BRACHET, Trailé de l’hystérie, édit. Savy, 1847, p · texte numérisé non relu

BRACHET, Trailé de l’hystérie, édit. Savy, 1847, p

3. GILLES DE LA TOURETTE. Traitement de l’hystérie. Traité de thérapeutique de Robin, p.99,

Il s'élève aussi contre les effets obtenus par la suggestion faite dans l'hypnose, il lui reproche de transformer le malade en automate agissant sans conscience ; on obtient ainsi les apparences de la guérison et non la guérison. Et il dit à propos du traitement de l’anorexie par l’hypnotisme : « la malade ne s’alimente pas, on l’alimente » ; «manger par suggestion hypnotique, ce u’est pas manger’ ».

C'est un des principaux reproches que nous faisons également à l’hypnotisme et c’est un motif capital qui nous fera lui préférer la persuasion.

Dans ses leçons, le même auteur dit encore : « Or ce que le

médecin qui essaie de déterminer le sommeil artificiel doit

avoir constamment présent à l'esprit, c’est qu'il ne peut savoir à l'avance si les effets qu'il va produire au lieu d’être curatifs ne seront pas simplement désastreux ?. » .

« En somme, conclut Pitres”, l’hypnotisation est un moyen difficile à manier qu'il faut réserver à quelques cas particuliers. »

« Quoi que l’on pense », dit Binet* «de l'hypnotisme, et quant à moi J'estime que c’est une méthode de premier ordre pour la pathologie mentale, il est incontestable que cette méthode d’expérimentation qui constitue une mainmise sur un individu, présente des inconvénients pratiques très graves ; elle ne réussit pas chez toutes les personnes, elle provoque chez quelques-unes des phénomènes nerveux importants et pénibles et en outre, elle donne aux sujets des habitudes d’automatisme et de servilité qui expliquent que certains auteurs, Wundt en particulier, aient considéré l’hypnotisme comme une immoralité. » Et plus loin°: « Dans ce dernier cas (cas de l'hypnotisme) nous avons une tentative d'asservissement d'uneintelligence et c’est là ce que Wundt considère comme une immoralité;

le sujet devient la chose de l’expérimentateur; on pèse sur

lui jusqu’à ce que sa résistance soit vaincue et sa servilité

1, GILLES DE LA TOURETTE, Traité clinique et therapeutique de l’hystérie, p. 583°

2. GILLES DE LA TOURETTE, Lecons de clin. et thérap. sur les maladies nerveuses. Cité par GRAssEeT, Hypnotisme et suggestion, p. 353.

3. Pitres, Leçons cliniques sur l'hystérie. Doin, 1891, t. IT, p. 63.

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